« L'altitude ne devient décisive qu'une fois la forme physique et les skis acquis »
Contrairement à Siegfried Mazet, l'Italien Armin Auchentaller, nommé à la tête du biathlon slovène ne change pas grand-chose à sa planification malgré le retour aux championnats en basse altitude. Sa hiérarchie des priorités est limpide : la forme, les skis, et l'altitude seulement ensuite.
Siegfried Mazet l'a dit clairement depuis Ceillac : le retour des grands championnats en dessous de 1 000 m change l'approche des stages en altitude pour l'équipe de France. Armin Auchentaller, l'entraîneur italien fraîchement nommé à la tête du biathlon slovène, voit les choses différemment. Lui ne changera presque rien.
La logique d'Auchentaller n'est pas de s'accrocher à un dogme, mais de placer l'altitude à sa juste place dans une hiérarchie de facteurs et cette hiérarchie, il l'énonce sans détour.
La conclusion est sans appel : l'altitude n'est pas un levier universel. C'est un multiplicateur, qui ne fonctionne vraiment que sur une base solide.
Un positionnement cohérent avec la réalité du biathlon de haut niveau : les courses se jouent souvent à quelques secondes, parfois moins et une paire de skis mal préparée ou une condition physique insuffisante en janvier annule les bénéfices de n'importe quel stage en altitude.
Auchentaller place le curseur là où il estime que le rapport effort-résultat est le plus favorable. La Slovénie, avec Jakov Fak comme figure tutélaire pendant des années, a tout à regagner sur la scène internationale. Ce technicien méthodique a la feuille de route claire.
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