Insensible à la pression

Dans un sport où les jambes brûlent et où les mains tremblent souvent au moment de conclure, Éric Perrot est une anomalie.

Là où d'autres fuient la pression, le leader de la coupe du monde de biathlon court après. Il se nourrit de la pression.

Le biathlète de Peisey-Vallandry a dévoilé sa philosophie de course, et elle fait froid dans le dos pour ses adversaires : plus l'enjeu est énorme, plus il se sent fort.

"C'est là où je prends le plus de plaisir"

Pour Perrot, la tension n'est pas un frein, c'est un carburant. Quand le rêve est à portée de main, c'est là qu'il exulte.

« J'aime tellement ces moments particuliers où j'ai beaucoup d'attentes, où j'ai beaucoup de pression, c'est finalement ce qui me fait le plus vibrer...

C'est là où je suis aussi le plus performant. »

Les deux secondes qui changent une vie

Le biathlon se joue souvent sur une dernière balle. Ce moment fatidique, « le money time », effraie la majorité du peloton.

Pas lui. Il décrit avec passion ces instants où le temps se fige.

« J'adore ces quelques secondes d'un dernier tir, ces quelques secondes d'une dernière balle. Ces moments là qui sont cruciaux pour un enjeu énorme, je les adore.

Ces secondes là m'animent, et je pense que c’est ce qui me rend performant dans ces quelques secondes-là. » explique Eric Perrot sur le site Olympics.com

Sacré champion du monde pour la première fois la saison dernière à Lenzerheide, Eric Perrot possède toutes les qualités pour devenir un héros olympique.

Perrot220225vt15868.JPG

Bannière Metaffiliation