🎾 Tennis·WTA Pékin — Alina Charaeva

Personne ne l'attendait là. Alina Charaeva, 24 ans et 118e mondiale, dispute ce mercredi le premier huitième de finale de sa carrière en WTA 1000, au tournoi de Pékin, face à la Chinoise Zheng Qinwen. Elle y est arrivée en éliminant Elena Rybakina, numéro 1 mondiale, puis la Britannique Sonay Kartal.

Rybakina renversée pour son premier match de numéro 1

L'exploit date du deuxième tour. Menée d'un set, Charaeva a retourné la Kazakhe, championne de l'US Open, en trois manches (3-6, 6-4, 6-3) et 2 h 12 de jeu. Rybakina disputait son tout premier match avec le statut de numéro 1 mondiale.

Selon la WTA, aucune Arménienne n'avait battu une numéro 1 mondiale depuis la création du classement, en 1975. Elle a enchaîné par une victoire nette sur Sonay Kartal (6-4, 6-1).

« C'est assez spécial, parce que c'est ma première fois à ce stade et, en fait, ma première fois à Pékin aussi. Je suis vraiment heureuse de mon travail et de la façon dont j'ai géré mes émotions et l'aspect mental. » Alina Charaeva / WTA

Autre repère, relevé par Tennis Temple : elle est la joueuse étrangère la moins bien classée en huitièmes de finale à Pékin depuis Lindsay Davenport, en 2007.

Arménienne depuis cet été

Jusqu'à cet été, Charaeva jouait sous les couleurs de la Russie. Début juillet, au terme de longues démarches administratives, elle a obtenu la nationalité arménienne. Elle est aussitôt devenue la numéro 1 de son nouveau pays.

📊 Alina Charaeva en bref
Repère Détail
Âge 24 ans
Nationalité sportive 🇦🇲 depuis juillet 2026 (🇷🇺 auparavant)
Classement 118e mondiale
Meilleur classement 108e, avant l'US Open 2026
Bilan 2026 36 victoires, 23 défaites
Titre 2026 WTA 125 de Midland
Grand Chelem Jamais dans un tableau principal
Entraîneur Carlos Martinez, depuis huit ans

Elle n'a encore jamais disputé le tableau principal d'un Grand Chelem. Son meilleur résultat reste un troisième tour des qualifications, à Wimbledon et à l'US Open 2025.

Huit ans avec le même entraîneur

Installée près de Barcelone, à l'académie CMC Competition, elle travaille depuis huit ans avec l'Espagnol Carlos Martinez, passé auparavant auprès de Svetlana Kuznetsova et de Daria Kasatkina.

« Il est comme mon père, en fait. Je suis vraiment heureuse que nous ayons vécu ce moment ensemble, parce que c'est notre rêve. » — Alina Charaeva

« Pas un grand pas, des années de travail »

Sa saison parle pour elle : un titre à Midland et des succès sur Sofia Kenin à Séoul ou sur Nikola Bartunkova en qualifications à Madrid. Elle refuse pourtant l'idée d'une éclosion soudaine.

« Les gens disent que c'est la saison où l'on franchit un grand cap, mais je n'ai pas l'impression que ce soit un seul grand pas. Ce sont beaucoup d'années de travail pour ce résultat. Cette année et l'an dernier, j'ai été bien plus régulière. Je n'ai pas eu beaucoup de blessures. » — Alina Charaeva
« Pour mon entraîneur et moi, l'idée est simple : quand je commence à affronter de meilleures joueuses, que je perde ou que je gagne, c'est là qu'on trouve le vrai niveau du tennis. [...] C'est là que je construis mon niveau, et je suis vraiment heureuse que cela finisse par payer. » — Alina Charaeva

Zheng Qinwen et tout un stade en face

Ce mercredi, elle affronte Zheng Qinwen, portée par le public chinois, pour une place en quarts de finale. Son meilleur classement, cette 108e place atteinte avant l'US Open, est désormais à sa portée.