Des débuts pleins de promesses
Né le 16 juillet 1995 à Hønefoss, en Norvège, Træen débute sa carrière en 2015 avec l’équipe continentale Team Ringeriks-Kraft. Rapidement, il se distingue par ses qualités de grimpeur, mais c’est en rejoignant Uno-X Pro Cycling Team en 2018 qu’il commence à briller.
En 2020, il termine 2e du Tour de Petite Pologne, et en 2022, il décroche la 9e place au Tour de Catalogne et remporte le classement de la montagne au Tour des Alpes. Ces performances laissent présager un bel avenir, mais un drame personnel va bouleverser sa trajectoire.
Une lutte contre le cancer
En 2022, un contrôle antidopage révèle la présence d’hCG dans son sang, un marqueur indiquant un cancer testiculaire. « Ma vie a basculé », raconte Træen, qui subit une opération pour retirer la tumeur.
Malgré cette épreuve, il revient à la compétition dès août 2022, terminant 7e du Tour de Croatie et 3e du Tour de Langkawi.
« J’ai appris à apprécier chaque jour sur le vélo », déclare-t-il, évoquant cette période difficile. Sa résilience inspire, et son surnom, « One Ball », reflète son humour face à l’adversité.
‘It’s a bit special!’ 🤩
— Cycling on TNT Sports (@cyclingontnt) August 28, 2025
Torstein Træen admits his concussion earlier this year made the comeback difficult, after taking an ‘unexpected’ lead in the GC at the Vuelta a España! ❤️ pic.twitter.com/Cv8aF0cHqH
Un retour compliqué
En 2023, Træen intègre Bahrain Victorious et participe à son premier Tour de France. Une fracture au coude lors de la 1re étape ne l’empêche pas de rallier l’arrivée, malgré deux autres chutes.
« C’était dur, mais abandonner n’était pas une option », affirme-t-il. Cette ténacité se confirme en 2024 avec une victoire d’étape au Tour de Suisse, sa première en WorldTour, au sommet de la 4e étape.
La consécration à Andorre
Cette Vuelta 2025 offre à Træen une nouvelle opportunité. Inspiré par son compatriote Johannes Staune Mittet, il veut se mettre lui aussi en évidence et va intègrer l’échappée matinale avec des coureurs comme Jay Vine et Bruno Armirail.
Dans l’ascension finale vers Pal, il distance ses rivaux, sauf Vine qui va remporter la 6e étape de cette Vuelta, et s’empare du maillot rouge.
« Dans mes rêves, j’y avais pensé », avoue-t-il, conscient que son avance (31 secondes sur Armirail, 2’33 sur Vingegaard) pourrait être éphémère face aux favoris lors des étapes pyrénéennes.
« Je ne sais pas jusqu'où je pourrai tenir, peut-être que demain Jonas [Vingegaard] reprendra déjà le maillot (rires). C'est une possibilité." », ajoute-t-il, lucide sur la suite.