JO 2026 — Une sélection qui va faire des malheureux

Lundi matin, le téléphone va sonner, et pour certains, ce sera la fin d'un rêve.

La Fédération Française de Ski s'apprête à communiquer sa liste pour les Jeux Olympiques, et les chiffres sont impitoyables.

À cause des nouveaux quotas de la FIS, la France ne pourra emmener que sept hommes à Milan-Cortina (contre dix à Pékin en 2022).

Une réduction drastique qui transforme ce week-end de Kitzbühel en véritable siège éjectable.

Géantistes en danger 

Le couperet va tomber, et il risque de faire très mal aux spécialistes du géant.

Avec la nécessité d'aligner des duos vitesse/slalom pour le nouveau combiné par équipes, les places pour les purs géantistes se comptent sur les doigts d'une main... amputée.

Léo Anguenot et Thibaut Favrot ont été performants cet hiver, souvent plus qu'Alexis Pinturault.

Mais y aura-t-il de la place pour tout le monde ? Impossible. On parle d'un ou deux tickets maximum.

"Il va y avoir des déçus" Blaise Giezendanner ne cache pas la cruauté de la situation : « En technique, il risque d'y avoir des déçus malgré de bonnes performances cet hiver. » En clair : être dans le Top 15 mondial ne suffit plus pour aller aux Jeux.

Kitzbühel : La course de la dernière chance

Pour les slalomeurs comme Steven Amiez et Victor Muffat-Jeandet, le slalom de dimanche à Kitzbühel est une finale avant l'heure.

Si Clément Noël et Paco Rassat semblent à l'abri, les autres jouent leur peau sur deux manches.

En vitesse, Nils Allègre, Nils Alphand et Matthieu Bailet tiennent la corde grâce à leurs résultats à Val Gardena, mais la direction refuse d'en parler pour l'instant.

« On ne parle pas de la sélection. Cela ne leur pollue pas l'esprit », jure Xavier Fournier.

Savoir que les quotas FIS sont calculés depuis 2024, sur chaque course de coupe du monde, en donnant un peu plus de poids aux résultats des skieurs qui pratiquent plusieurs disciplines.

La Suisse pourra par exemple emmener 11 skieurs aux JO, quota maximal.