« La tactique est pourrie »

Du rêve au cauchemar, il n'y a qu'un pas. Héroïque dimanche face à Kostyuk, Elsa Jacquemot a offert un spectacle « triste et lunaire » ce mercredi.

Balayée par Yulia Putintseva (6-1, 6-2) en une petite heure, la Française n'a pas perdu contre son adversaire, mais contre elle-même, dans une ambiance de règlement de comptes public.

Sur le court 5, la tension est devenue insoutenable. Persuadée que le plan de jeu de son coach Simon Blanc (ex-entraîneur de Putintseva) était mauvais, la Lyonnaise a dégoupillé dès les premiers jeux.

Le coach claque la porte à 5-0

Les invectives ont fusé vers son clan. « La tactique : elle est pourrie. Ah, c'est très fort ! », a-t-elle hurlé.

La réponse de son entraîneur a été cinglante : excédé, Simon Blanc a pris son sac et a quitté les tribunes à 5-0, laissant sa joueuse seule face à ses démons.

Alors que Jacquemot continuait de se plaindre (« Il l'a entraînée pendant des années, c'est quand même dingue »), son agent a tenté l'électrochoc : « Reprends tes esprits et joue au tennis, bordel ! » En vain.

Séance de psy en plein match

Le moment le plus surréaliste est survenu à 6-1, 5-1. Profitant d'une pause, Jacquemot s'est accoudée à la barrière pour une confession désespérée à son clan, dont Alizé Cornet, impuissante.

« Je suis touchée mentalement. Je prends zéro plaisir, je me fais éclater, je joue super mal parce que psychologiquement ça m'a impactée.

Ce qui me rend triste, c'est que j'ai des putains de regrets. »

Pour une joueuse qui se disait très forte mentalement après avoir sorti Marta Kostyuk, c'est vraiment pas terrible. Et pour son image, un tel comportement est juste affligeant.

Le tennis français n'avait pas besoin de ça...