"C'est un beau travail collectif. Finalement, c'était serré jusqu'au relais numéro 3. Il y avait beaucoup de nations qui pouvaient prétendre au podium.
C'était une course très excitante à regarder je pense.
Les premières courses, que ce soit un relais ou un autre format, c'est toujours particulier parce qu'on n'a pas couru depuis huit mois sur la coupe du monde. Le stress est vraiment à son apogée, je trouve.
Sur les réglages, j'étais hyper stressé. Et effectivement, l'Italie est revenue directe. Elle avait quelques secondes de retard sur nous. Lisa Vittozzi est revenue directement après le tir couché.
Moi, j'ai pris beaucoup plus de temps à tirer, mais on a pu prendre des points de repère sur la piste, effectivement.
Et sur ce dernier tour, elle m'a vraiment donné du fil à retordre. Je n'ai jamais réussi à me défaire des athlètes qui étaient dans mes skis.
Je ne savais pas trop comment gérer, est-ce que je devais laisser passer, attendre et puis mettre une attaque.
Je sais qu'elle ne voulait pas passer. J'ai essayé, mais du coup, je me suis dit d'essayer de forcer le rythme. J'ai grillé des cartouches toute seule, même si j'ai réussi à tenir.
Elle a un excellent niveau et c'est ce que je lui ai glissé une fois la course terminée.
J'ai lu quelque part dans un article qu'elle se posait des questions sur son état physique et je lui ai dit que ça avait l'air d'être bien.
C'était un très bon match et on était toutes les deux grands sourires à la fin. C'est aussi ça le biathlon.