Pendant que la majorité des biathlètes menaient une vie "normale", Emilien Jacquelin a suivi un autre programme pendant les fêtes : vivre en altitude simulée... directement dans son salon, grâce à une tente hypoxique.
Une préparation qui a imposé un « stress physiologique légèrement supérieur » à son organisme, comme l'explique son entraîneur Simon Fourcade.
L'impasse a été « sérieusement envisagée »
La fatigue générée par ce bloc d'entraînement était telle que le staff a longuement hésité. L'idée ? Faire l'impasse totale sur l'étape d'Oberhof pour rester "en altitude" jusqu'à la semaine prochaine et ne revenir qu'à Ruhpolding.
Finalement, un compromis a été trouvé : Jacquelin sera bien au départ en Allemagne, mais il sortira de sa chambre hypoxique au tout dernier moment, ce mardi, juste avant le voyage.
Pourquoi venir s'il est fatigué ?
Si Jacquelin a décidé de courir, ce n'est pas pour le ski, mais pour le tir. « Le facteur tir est crucial », analyse Simon Fourcade, sur le site Nordic Magazine.
« Les conditions de course, la pression sur la poitrine et la dynamique de la compétition sont difficiles à reproduire à l'entraînement. Émilien pense qu'il a plus à y gagner. »
Selon l'entraineur tricolore, il ne sera pas forcément à son top cette semaine, mais Oberhof n'est pas un objectif, seulement une étape sur le chemin olympique.
« Il est possible qu'il n'ait pas encore atteint son plein potentiel et rencontre quelques difficultés », prévient le coach, avant de glisser, malicieux : « Mais parfois, dans ces situations, des surprises positives surviennent. »