C'était une promenade de santé vue de l'extérieur, mais un vrai défi mental à l'intérieur.
Après la démonstration de l'équipe de France féminine sur le relais d'Oberhof, Julia Simon, dernière relayeuse, a confié que ses adversaires avaient vu venir le coup avant même le départ.
Une situation de "confort" pas si simple à gérer pour la championne.
La prophétie des Norvégiennes et Italiennes
Juste avant la course, la Française a échangé quelques mots avec Maren Kirkeide et Hannah Auchentaller. L'anecdote est savoureuse :
« Juste avant d'aller m'échauffer, je regardais le début du relais avec la Norvégienne Kirkeide et l'Italienne Auchentaller, elles me disaient, tu vas encore prendre le relais avec une minute d'avance...
Mais je leur ai répondu que ce n'est jamais vraiment facile de rester concentrée, d'être présente.
Ce n'est pas simple d'être vraiment focus à 100 %. Donc c'était un petit challenge pour moi aujourd'hui encore. »
Rester concentrée quand on est seule au monde ?
Lancée sur orbite par ses coéquipières (« Les filles ont fait un tel travail »), Julia Simon a dû lutter contre son propre esprit pour ne pas commettre d'erreur. Elle livre sa technique mentale très précise sur le pas de tir :
« Sur mon tir debout, j'étais vraiment posée, vraiment à mon affaire. Je me suis concentrée sur mes sensations au niveau des doigts, sur mon appui sur la détente.
C'était le seul objet de ma concentration, pour rester vraiment dans l'instant et éviter les pensées qui te font projeter 3–4 secondes en avance et qui te font louper les balles. »