L'équipe d'Allemagne de biathlon traverse ces Jeux Olympiques comme une âme en peine. Après des débuts prometteurs en relais mixte, l'apathie a gagné les rangs.
Les hommes sont lents sur les skis, les femmes craquent mentalement, et le staff cherche des coupables ailleurs.
Le matériel coupable ?
Face à la domination outrageuse des Norvégiens et des Français, le directeur sportif Felix Bitterling a lâché un aveu d'impuissance terrible, évoquant « un match impossible à gagner » à cause du matériel supérieur des rivaux.
De son côté, Philipp Horn a pointé du doigt un problème structurel et de relève
«La France compte 200 jeunes athlètes, contre seulement 50 pour l'Allemagne. Sans un talent exceptionnel parmi eux, la tâche s'annonce ardue. »
Nostalgie quand tu nous tiens
Le contraste était saisissant dimanche. Pendant que l'équipe actuelle sombrait, le stade célébrait les héros de dernière décennie (Lesser, Peiffer, Schempp).
Une image cruelle qui souligne la fin de l'âge d'or au sein d'une équipe masculine où aucun biathlète n'a émerger depuis de nombreuses années.
Aujourd'hui, la future retraitée Franziska Preuss est bien seule, Vanessa Voigt n'avance toujours pas sur les skis et les jeunes talents (Grotian, Tannheimer) ne sont pas encore prêts à porter la nation.
L'Allemagne regarde désormais le train franco-norvégien passer, impuissante.
C'est très inquiétant pour l'avenir du biathlon car il ne faut pas oublier que tous les gros sponsors de la coupe du monde sont Allemands.
Ils vont finir par s'interroger si les résultats ne s'améliorent pas et si les victoires sont uniquement réservées à deux ou trois nations.