🎿 Biathlon · EDF · Stage Ceillac

Sprints, intervalles, implication et concentration

Deux jours d'entraînement au stand de tir décortiqués, des 10 sprints de 150m à la séance 50/50, en passant par les intervalles sur boucle de 600m.

Deux journées de travail au pas de tir de Ceillac, 16 postes, altitude, soleil des Alpes du Sud et Siegfried Mazet en chef d'orchestre. Un journaliste de l'IBU était sur place pour suivre de près le quotidien des biathlètes français. Le résultat : un aperçu rare de ce que sont concrètement deux jours de préparation estivale au tir.

🏃 Jour 1 — 10 sprints de 150 m suivis de tirs

⏱️ Programme de la journée — Jour 1
🔁30 min d'échauffement — tirs rapides en boucle, respiration contrôlée
💨10 × sprint 150 m pleine intensité → 5 tirs → rechargement → recommencer
🥾Après-midi : randonnée 2h aller-retour jusqu'à un sommet voisin

Dix répétitions. À chaque fois : sprint à fond sur 150 mètres, transition immédiate au pas de tir, cinq tirs avec respiration contrôlée malgré le cœur à 180.

L'exercice est simple à expliquer et brutal à exécuter, l'enjeu est précisément de maîtriser le passage entre l'effort maximal et la précision absolue.

C'étaient les premiers tirs à cette intensité, et certains ont eu du mal à passer rapidement du sprint intense au tir précis et contrôlé. Siegfried Mazet, entraîneur de tir EDF biathlon

🔄 Jour 2 — Entraînement par intervalles sur boucle de 600 m

⏱️ Programme de la journée — Jour 2
🏃Échauffement à pied (pas de ski-roues) — montées de genoux, talons-fesses, sauts
🔧Réglage des armes + 15 min d'échauffement supplémentaires
🔁3 groupes de 4 · boucle 600 m · une série de tirs par boucle · rythme régulier et maîtrisé

La différence avec la veille est flagrante. Là où le jour 1 imposait l'explosion maximale, le jour 2 demande la régularité : boucle de 600 mètres à allure maîtrisée, une séance de tir, courte marche de retour au stand, recommencer.

Le rythme contrôlé permet une meilleure précision, les cibles tombent plus facilement. Les entraîneurs souriaient.

Je suis ravi, non seulement des résultats, mais aussi de la concentration et de l'implication de chacun. Siegfried Mazet

🎯 La séance 50/50 — la philosophie Mazet en action

Après l'après-midi de récupération bien méritée, vans, soleil, partie de fléchettes, les biathlètes sont retournés au pas de tir de Ceillac pour ce que Mazet appelle le « 50/50 » :

50 tirs sur cible papier, 50 tirs sur cible métallique, avec de longues boucles de ski-roues sur près de 3 heures. Pas de chrono, pas de pression de vitesse, juste la cible.

Je me fiche de la vitesse, l'important c'est de toucher les cibles. D'abord, on touche les cibles, ensuite on tire plus vite. Si on ne touche pas les cibles, ça ne sert à rien de tirer vite ! Siegfried Mazet

Group160626la16941.JPG

Group160626la16944.JPG

 

📖 À lire aussi