Elle a gagné la course, elle a conservé le dossard jaune, elle a marqué de gros points au général… et pourtant, Lou Jeanmonnot n’avait pas le sentiment du travail parfaitement accompli en franchissant la ligne.
« J’avoue que pour moi, la stratégie d’aujourd’hui c’était d’être patiente.
Entre les effets d’aspiration, le tir et un peu tout ce qui peut se passer à l’arrière, je trouvais que de mon point de vue les quatre premiers tours ne sont pas décisifs. »
Plutôt que de répondre aux attaques de ses rivales, elle a accepté l’idée d’être rejointe pour mieux gérer la suite.
« J’ai vraiment fait mon ski toute seule, en laissant la porte ouverte à celles qui voulaient ou pouvaient me rattraper à ce moment-là, parce que je trouve ça plus simple d’être à plusieurs. »
Le dernier tir, point clé… et légère frustration
L’objectif du jour était pourtant clair : arriver sereine sur le dernier tir et en ressortir propre. Un plan parfaitement assumé… mais imparfaitement exécuté.
« Le but du jeu c’était de faire un 5 sur 5 sur ce dernier tir, ce que je n’ai pas réussi. C’est le point où je suis un peu déçue, parce que c’était vraiment l’objectif du jour. »
Malgré la victoire, la Française n’a pas voulu masquer ce petit accroc derrière le résultat brut.
« Si avant la course je dis que je veux faire le 5 au dernier et que je ne le fais pas, ce n’est pas parce que ça a fait une gagne à la fin que c’est réussi. »
Car derrière, Hanna Öberg revenait fort. Très fort. Et tout s’est joué dans la dernière montée, point clé du parcours de Ruhpolding.
« Je suis contente qu’elle ne m’ait pas rattrapée avant les bosses, parce que ça a été un peu le point de bascule. J’ai mis tout ce qu’il me restait dans les bosses. »
« Au final j’avais trois secondes de rab, c’est celles qu’elle n’avait pas au pied des bosses. »
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