🏃 Trail·UTMJ 2026 — Bilan et résultats
Six records battus, des premières victoires et un public venu en nombre : la 7e édition de l'Ultra Trail des Montagnes du Jura s'est achevée ce dimanche 4 octobre à Métabief, au terme de quatre jours de sport et de fête. Au total, 7 976 coureurs ont pris le départ des épreuves de 10 à 175 km, en solo ou en relais, rejoints par plus de 750 enfants sur l'UTMJ Kids, sous un soleil généreux.
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Dimanche : Derlot et Carrez sur la CMM, Haan et Tripotin sur la Lynx
Les dernières épreuves du week-end ont couronné Antoine Derlot et Céline Carrez sur la CMM (40 km), ainsi que Titouan Haan et Elisa Tripotin sur la Lynx (20 km).
Venu de la course d'orientation, Antoine Derlot s'est imposé en 3h04'42", tandis que la Jurassienne Céline Carrez a conservé son titre en 3h43'21".
Sur la Lynx, Titouan Haan, installé à Neuchâtel, a remporté un duel serré face à Simon Fischer en 1h18'46". Récemment installée dans le Doubs, Elisa Tripotin a signé la victoire en 1h34'44", malgré une semaine de maladie avant le départ.
Samedi : six records et deux premières sur 175 km
La veille, les Doubistes Loïs Ardiet et Manon Charpy avaient remporté l'UTMJ 175 km dès leur première expérience sur cette distance, en 21h02'00" et 28h31'40". Le samedi a également vu tomber six records, tous répertoriés ci-dessous.
Sur la Renarde féminine, Inès Desseaux a de son côté décroché sa première victoire sur un long format, en 8h10'51".
🏆 Les 6 records battus à l'UTMJ 2026
| Épreuve |
Détenteur du record |
Temps |
| UTMJ Relais (175 km) |
No Pain 6 Gain |
15:41:35 |
| Franco-Suisse (105 km) — hommes |
Inti Coenegracht |
09:48:38 |
| Franco-Suisse (105 km) — femmes |
Charlotte Allain |
11:53:31 |
| Renarde (75 km) — hommes |
Dimitri Morel-Jean |
05:54:46 |
| Chamois (10 km) — hommes |
Eliot Monnier Benoit |
00:39:20 |
| Chamois (10 km) — femmes |
Amélie Gonnod |
00:47:38 |
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Plus de 30 000 personnes et près de 1 000 bénévoles
Au-delà des résultats, Métabief a vibré au rythme des arrivées, des courses des enfants, des animations et des concerts. L'organisation estime la fréquentation à plus de 30 000 personnes sur les quatre jours, participants compris.
Portée par près de 1 000 bénévoles et une cinquantaine de clubs et d'associations du massif, cette édition confirme la dimension sportive, populaire et territoriale de l'UTMJ, avec une ambition réaffirmée : privilégier la qualité de l'accueil et de l'organisation, tout en maîtrisant l'impact de l'événement sur les Montagnes du Jura.
📊 L'UTMJ 2026 en chiffres
| Épreuve |
Partants |
Finishers |
Abandons |
| UTMJ solo (175 km) |
309 |
197 |
112 |
| UTMJ relais (175 km) |
650 participants (121 équipes) |
650 |
— |
| Franco-Suisse (105 km) |
1 002 |
833 |
169 |
| Renarde (75 km) |
1 262 |
1 122 |
140 |
| CMM (40 km) |
1 899 |
1 811 |
81 (provisoire) |
| Lynx (20 km) |
1 906 |
1 899 |
7 |
| Chamois (10 km) |
948 |
945 |
3 |
Total : 7 976 partants sur les épreuves adultes. Pour la CMM, la course était encore en cours lors de la publication des chiffres : bilan provisoire.
Eric Picot : « Tous les voyants sont au vert »
Coordonnateur de l'UTMJ et directeur de l'Espace Ô, Eric Picot a dressé le bilan de cette 7e édition.
« Le bilan de cette 7e édition est positif. Tous les voyants sont au vert. Le beau temps nous a bien aidés cette année et les coureurs sont contents. C'est notre première finalité : que tout se passe bien pour eux et qu'ils repartent avec du plaisir. Un coureur satisfait, c'est un coureur qui revient et c'est aussi notre meilleur ambassadeur. Ils sont encore venus de toute la France. Nous attendons maintenant le bilan détaillé pour préciser le nombre de participants et les nationalités représentées.
Les parcours des Montagnes du Jura ont une vraie singularité : ils sont roulants, mais très exigeants. Cela surprend beaucoup de coureurs et nourrit les échanges entre eux. Il faut courir tout le temps ! Ce terrain de moyenne montagne fait pleinement partie de l'identité de l'UTMJ. » — Eric Picot

« Quand nous avons lancé l'événement, nous avions deux objectifs. Le premier était de démontrer qu'un tel rendez-vous pouvait exister sur notre territoire. Peu de personnes y croyaient au départ, mais nous avons réussi à le construire et à l'installer. Le deuxième était de montrer aux élus et aux institutions qu'il pouvait être une vitrine pour les Montagnes du Jura. Aujourd'hui, cette contribution est reconnue, à travers les retombées économiques, mais aussi la visibilité apportée par les médias et les réseaux sociaux.
Métabief a accueilli beaucoup de monde tout au long du week-end, tout comme les différents sites de départ. Nous estimons la fréquentation à plus de 30 000 personnes sur les quatre jours, en incluant les quelques 10 000 participants. Avec les arrivées, l'UTMJ Kids, les animations, les concerts et les acteurs du territoire présents au village, nous avons voulu faire de l'UTMJ une fête ouverte aux coureurs, aux familles, aux accompagnants et au grand public.
Avoir amené l'événement à ce niveau est une réelle satisfaction pour notre équipe et pour les partenaires qui nous accompagnent. C'est aussi une fierté partagée avec près de 1 000 bénévoles et une cinquantaine de clubs et d'associations du massif. Sans eux, rien de tout cela ne serait possible. Réussir à fédérer autant de monde autour d'un projet commun est une grande réussite. » — Eric Picot
« Au-delà des quatre jours de course, nous voulons donner envie de découvrir les Montagnes du Jura et d'y revenir. L'UTMJ participe à leur attractivité et à la diversification de l'offre touristique, avec une destination qui se vit aussi à travers le trail, la randonnée, le vélo et les activités de pleine nature, tout au long de l'année.
Nous ne souhaitons pas dépasser une jauge de 10 000 inscrits. Notre objectif est désormais de faire mieux : améliorer encore l'accueil, la sécurité, les ravitaillements, les transports et l'expérience des participants. Le projet de 300 km reste dans les tuyaux et nous y croyons pour l'année prochaine, tout en conservant cette volonté de maîtriser la dimension de l'événement.
Cela passe aussi par le dialogue avec les communes, les propriétaires, les exploitants et les acteurs des espaces naturels. Nous devons limiter notre impact sur l'environnement et respecter les usages du territoire. L'UTMJ doit continuer à être un événement construit avec les Montagnes du Jura et partagé par ceux qui y vivent. » — Eric Picot
UTMJ 175 km : Ardiet et Charpy pour leur première
🏆 Podium UTMJ solo — 175 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Loïs Ardiet |
21:02:00 |
Le Crouzet (Doubs) |
| 2 |
Jérémy Arbore |
21:37:15 |
Les Contamines-Montjoie (Haute-Savoie) |
| 3 |
Benoit Robelin |
23:14:12 |
Besançon (Doubs) |
| Femmes |
| 1 |
Manon Charpy |
28:31:40 |
Verrières-de-Joux (Doubs) |
| 2 |
Ingrid Bouveret |
30:14:41 |
Mouthe (Doubs) |
| 3 |
Carol-Anne Bezin |
31:40:15 |
Cuisy-en-Almont (Aisne) |
309 partants (285 hommes, 24 femmes), 197 finishers et 112 abandons. Course terminée.

« C'est un truc de dingue, je ne réalise toujours pas ! Je ne pensais pas gagner. Déjà, finir était énorme et je m'étais fixé comme objectif de terminer en moins de 24 heures. C'était mon premier 175 km, donc une vraie découverte. J'ai commencé par le 75 km puis j'ai déjà fait deux 100 km et participé deux fois à des courses de l'UTMJ. Mes copains m'ont un peu challengé en me disant : "Allez, maintenant tu fais le 175 km !" À la base, c'était une blague. Je m'étais dit qu'il fallait partir tranquillement, rester un peu derrière. Mon pacer m'avait même dit : "Je serai là à 8h30 aux Rousses." Finalement, le plan n'a pas vraiment été respecté ! Je ne pensais pas prendre la tête dès Lajoux et encore moins la garder jusqu'à l'arrivée. Je n'ai jamais lâché et j'ai continué d'appuyer jusqu'à la fin. Même moi, je ne sais pas comment c'est possible ! Je n'aurais pas pu rêver mieux comme résultat, avec mes parents et mes copains présents pour m'encourager, et surtout ici, dans le Jura, chez moi. J'ai toujours aimé l'endurance et passer de longues heures en montagne, mais là, c'est un rêve. Je le referais cent fois s'il fallait revivre ça ! Je vais déjà digérer tout cela, parce que j'ai quand même pas mal de douleurs… et on verra l'année prochaine. » — Loïs Ardiet, vainqueur (Le Crouzet, Doubs)

« Cela a été compliqué dès les premiers kilomètres car j'ai eu des maux de ventre dès le départ et j'ai même envisagé l'abandon. J'ai attendu pour voir si cela passait et, finalement, cela a été un peu mieux. Je pense que ma nutrition n'était pas optimale non plus. J'ai beaucoup bu car je ne pouvais pas beaucoup m'alimenter. Cela a bien fonctionné mais j'aurais pu être mieux. Et à la fin, je n'ai plus de pieds non plus ! C'est grâce à mes amis que j'ai pu tenir et finir. Sans eux, cela n'aurait pas été possible. J'avais le devoir de leur rendre la pareille en faisant mon "job de coureuse" et en les rendant fiers. Je suis hyper heureuse d'avoir partagé cela avec mes proches. C'est vraiment le plus important dans ces moments-là. Je savoure parce qu'ils sont là avec moi. Sans cela, la victoire n'aurait pas la même saveur. Le 175 km, c'était un peu l'inconnu pour moi car je n'avais jamais fait cette distance. Je voulais donc surtout terminer et cette victoire, c'est le bonus qui fait plaisir. » — Manon Charpy, vainqueure (Verrières-de-Joux, Doubs)
« Le parcours était vraiment très chouette et je remercie l'organisation et les bénévoles. La fin est très cassante et cela n'a rien à voir avec le parcours de la Renarde, que j'avais remportée l'année dernière. Mes quadriceps vont s'en rappeler ! J'ai fait une erreur de parcours de 3 kilomètres en manquant la base de vie des Rousses, ce qui m'a fait perdre au moins 20 minutes. Je me suis un peu énervé, mais j'avais ma compagne au téléphone, qui a su me remobiliser et me rassurer. J'ai donc forcé pour revenir et essayer de ne pas perdre trop de temps. Forcément, j'y ai laissé pas mal d'énergie et la suite a été un peu compliquée. Mon pacer m'a rejoint à partir des Rousses et cela a été un vrai plus pour m'aider à me dépasser. Je suis très content et très heureux d'avoir partagé cela avec mes amis et ma compagne. J'ai découvert mon premier 100 miles et cela m'a donné envie d'en refaire un par la suite. Le but était de prendre de l'expérience ici et cela a vraiment été un plaisir. Et le Jura ? J'aime bien ! C'est plus vallonné que chez moi et j'ai été agréablement surpris par le début du parcours, avec notamment une très belle montée avec une vue superbe. La fin est vraiment très technique. Et en plus, je reste une semaine dans le Jura en vacances, donc oui, j'aime bien ! » — Jérémy Arbore, 2e (Les Contamines-Montjoie, Haute-Savoie)
« Cinquième participation pour moi. Chaque année, j'ai hâte d'en finir et, cette année, ce sera la dernière fois ! Même si je le dis à chaque fois… mais là, c'est sûr. Je passe à côté de ma fille, même si elle, elle adore me voir courir. C'était un peu un bis repetita de l'année dernière, où j'avais abandonné. Si ma fille n'avait pas fait la "gueule", j'aurais encore abandonné à Jougne cette année ! Passés les 110 km, à chaque fois, cela bloque et on se rend compte qu'on en a déjà assez dans les pattes. Je ne sais pas à quoi cela sert d'aller aussi loin ! Je suis allé au bout en me disant : au moins, si c'est le dernier, il faut que j'aille au bout. Le temps est vraiment anecdotique ici. J'ai eu de super sensations dès qu'il faisait jour. En revanche, la nuit, je rentre dans un trip bizarre dans ma tête et j'attends vraiment les premières lueurs du jour avec impatience. C'est stressant d'être sous pression du début jusqu'à la fin. Il faut que j'arrête ! (rires) Même si je suis content de ce résultat. » — Benoit Robelin, 3e (Besançon, Doubs)
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UTMJ relais : No Pain 6 Gain bat le record
🏆 Podium UTMJ relais — 175 km
| Pl. |
Équipe |
Temps |
Relayeurs |
| 1 |
No Pain 6 Gain (Pays de Gex) |
15:41:35 |
Zyade Chouiekh, Nils Pontarollo, Florian Caron, Hugo Lonne, Yohan Cagnieaux, Damien Clément |
| 2 |
Velcap Team (Doubs) |
16:00:21 |
Hugo Gachod, Guillaume Henriet, Paul Lefaur, Nicolas Faivre, Enzo Vasallucci, Nathan Quetin |
| 3 |
Team Decathlon Besançon (Doubs) |
17:10:54 |
Louis Vivot, Simon Colas, Lucas Julien, Florian Clément, Lucas Vandernoot, Thibault Othon |
121 équipes (650 participants, dont 461 hommes et 189 femmes). 650 finishers. Course terminée.

Franco-Suisse 105 km : Coenegracht et Allain en records
🏆 Podium Franco-Suisse — 105 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Inti Coenegracht |
09:48:38 |
Piégros-la-Clastre (Drôme) |
| 2 |
David Brulport |
10:19:04 |
Mouthe (Doubs) |
| 3 |
Dylan Ribeiro |
10:28:58 |
Besançon (Doubs) |
| Femmes |
| 1 |
Charlotte Allain |
11:53:31 |
Besançon (Doubs) |
| 2 |
Mathilde Jeunet |
12:37:37 |
Morez (Jura) |
| 3 |
Marion Rouanne |
12:51:08 |
Domène (Isère) |
1 002 partants (876 hommes, 126 femmes), 833 finishers et 169 abandons. Course terminée.
« C'était mon premier 100 kilomètres. Je suis donc très fier de moi et ému. Je voulais passer sous les 10 heures et être sur le podium et j'ai réussi. C'était aussi une étape importante pour moi de passer cette distance car j'aimerais encore monter par la suite. La course était super belle. Je ne suis pas du coin, donc j'ai découvert. C'est roulant, c'est technique, c'est super beau, c'est génial. Et puis, je ne pensais jamais passer devant Dylan Ribeiro, que je respecte beaucoup et dont je suis fan. C'est un grand athlète reconnu que je suis depuis longtemps, car il a débuté jeune, même si nous avons le même âge. Je sais qu'il a eu des crampes et qu'il n'a pas fait la course qu'il voulait, c'était un jour sans pour lui. Donc je ne m'attendais vraiment pas à être devant lui. Il y avait aussi un très beau top 10. Je sais que mon niveau est encore très loin du sien, même si aujourd'hui je termine premier, et je suis content de venir jouer dans la cour des grands. Je suis fier de moi. Je fais mes études à Montbéliard, c'est aussi pour cela que j'ai voulu venir tenter cette course pas très loin. » — Inti Coenegracht, vainqueur (Piégros-la-Clastre, Drôme)
« Être sous les 12 heures était un objectif, donc je suis contente. Mais je ne voulais pas me cramer et j'ai demandé à mon corps d'être sympa aujourd'hui ! (rires) Le 105 km est une distance que j'aime beaucoup. Je suis vraiment contente car cela faisait longtemps que je voulais faire cette course. C'est une course roulante et très cassante, et j'aime beaucoup ça. Je ne pensais pas pouvoir réussir comme cela. J'ai eu de super sensations, j'ai pu profiter. Il faisait frais et c'était super agréable de voir cette ligne d'arrivée de loin et de bien profiter de ce moment. Je suis bien contente de finir ma saison comme cela, avec cette victoire. Cette course m'a fait du bien et je vais pouvoir désormais me reposer. » — Charlotte Allain, vainqueure (Besançon, Doubs)
Renarde 75 km : Morel-Jean en record, Desseaux pour sa première
🏆 Podium Renarde — 75 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Dimitri Morel-Jean |
05:54:46 |
Champagnole (Jura) |
| 2 |
Ugo Lallemand |
06:57:00 |
Besançon (Doubs) |
| 3 |
Gurvan Fave |
07:05:33 |
Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) |
| Femmes |
| 1 |
Inès Desseaux |
08:10:51 |
Paris, originaire de Lille |
| 2 |
Charlène Favreau |
08:22:54 |
Treize-Septiers (Vendée) |
| 3 |
Marina Botland |
08:30:32 |
Malguenac (Morbihan) |
1 262 partants (1 066 hommes, 196 femmes), 1 122 finishers et 140 abandons. Course terminée.
« Cette victoire fait plaisir, je l'avais cochée. J'ai un objectif un peu caché : gagner toutes les courses de l'UTMJ et être le premier à réussir à le faire ! Et en tant que Jurassien, cela a forcément une valeur particulière. Cela a beaucoup de sens pour moi, d'autant plus que l'UTMJ est une organisation bienveillante et que, tous les ans, je suis content de revenir ici. Au-delà de la victoire, je suis très fier de la manière dont j'ai couru aujourd'hui. Je suis arrivé avec beaucoup de confiance et je repars avec encore plus de confiance, et c'est aussi ce que je venais chercher. Je voulais réaliser une course référence sur 70 km. Je suis parti sans me poser de questions, je n'ai pas vraiment regardé derrière moi et, tant que ça allait, j'ai continué. J'avais confiance en mes capacités. Les jambes commencent forcément à être un peu dures, mais je suis très fier et très satisfait de ce que j'ai fait. » — Dimitri Morel-Jean, vainqueur (Champagnole, Jura)

« C'est une première victoire pour moi sur un long format. Je n'ai pas l'habitude de cette distance et cela pouvait être impressionnant. Je voulais avant tout prendre du plaisir et voir, ravitaillement après ravitaillement, comment cela se passait. Tout est incroyable ici : l'organisation, les bénévoles, le parcours, les ravitaillements. Je le sens dans les jambes par contre ! Mais tout est positif. Je voulais me faire plaisir avant tout sur cette distance que je ne connaissais pas et cela donne envie pour la suite. J'ai reçu des ovations tout au long de la course, avec des gens qui nous poussaient et nous encourageaient. Je suis forcément fière de moi et cela a été du plaisir du début jusqu'à la fin, avec aussi l'envie de voir ce que j'étais capable de faire. Tant que la ligne d'arrivée n'était pas franchie, je ne voulais pas y croire car tout peut se passer. Au début, j'étais deuxième, puis j'ai doublé la première entre le 20e et le 30e kilomètre. Je me suis dit que je pouvais avancer. À la fin, j'ai commencé à y croire et, avec l'adrénaline et l'excitation, on court encore plus vite ! » — Inès Desseaux, vainqueure (Paris, originaire de Lille)
Chamois 10 km : deux records, Monnier Benoit et Gonnod
🏆 Podium Chamois — 10 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Eliot Monnier Benoit |
00:39:20 |
Besançon (Doubs) |
| 2 |
Jules Lorillard |
00:40:39 |
Champagnole (Jura), Annecy athlétisme |
| 3 |
Timeo Bulle |
00:40:43 |
Nods (Doubs) |
| Femmes |
| 1 |
Amélie Gonnod |
00:47:38 |
Montpellier (Hérault) |
| 2 |
Emilie Duval |
00:49:46 |
Mièges (Jura), Ski club Nozeroy |
| 3 |
Mathilde Huot |
00:51:53 |
Gonsans (Doubs) |
948 partants (424 hommes, 524 femmes), 945 finishers et 3 abandons. Course terminée.

« Je suis assez content de ma performance. J'ai pris le départ avec un peu de pression par rapport à mon résultat de l'année dernière, où j'avais remporté la Chamois. J'ai pris les rênes de la course tout de suite et, dès le début, j'ai commencé à creuser l'écart sur les autres concurrents. J'ai continué à augmenter mon avance jusqu'au bout. Au-dessus du Mont d'Or, j'ai bien appuyé. Dans la descente, j'ai essayé de donner le maximum car je sais que, parfois, je peux être un peu en retenue. Là, j'ai vraiment essayé de lâcher les freins pour faire le meilleur chrono possible. J'améliore mon temps par rapport à l'année dernière et je passe sous les 40 minutes, donc je suis vraiment content. » — Eliot Monnier Benoit, vainqueur (Besançon, Doubs)
« Je suis trop contente, je n'ai pas vu le parcours passer ! J'étais déjà très contente l'année dernière mais, cette fois, je monte d'une place et j'améliore aussi mon temps. Je suis originaire du Jura mais je fais actuellement mes études à Montpellier. J'ai découvert cette course grâce à mon papa, qui a déjà participé au 40 km et au 75 km. L'année dernière, j'avais déjà adoré ma première participation. Le parcours, les bénévoles… c'est trop bien. C'est ma course préférée ! Le tracé est le plus beau que je connaisse, avec des paysages incroyables. » — Amélie Gonnod, vainqueure (Montpellier, Hérault)
CMM 40 km : Derlot, l'orienteur, et Carrez, double tenante
🏆 Podium CMM — 40 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Antoine Derlot |
03:04:42 |
Villeurbanne (Rhône) |
| 2 |
Alexandre Bourgeois |
03:07:19 |
Beaune (Côte-d'Or) |
| 3 |
Aleix Toda Mas |
03:08:43 |
Couvet 🇨🇭, de nationalité espagnole 🇪🇸 |
| Femmes |
| 1 |
Céline Carrez |
03:43:21 |
Foncine-le-Haut (Jura) |
| 2 |
Laure Desmurs |
03:46:14 |
Eybens (Isère) |
| 3 |
Léa Bardey |
03:58:45 |
Saint-Point (Doubs) |
1 899 partants (1 405 hommes, 494 femmes), 1 811 finishers et 81 abandons. Course encore en cours lors de la publication : chiffres provisoires.
« Je suis vraiment hyper content de ma course. Je viens de la course d'orientation et, ces derniers jours, j'étais un peu dans le doute. Je sentais que j'étais en forme, mais j'avais les jambes qui tiraient un peu et je n'étais pas certain de mes sensations. Je suis donc vraiment content d'avoir tenu jusqu'à la fin. C'est la conclusion de dix bonnes semaines de préparation après une année difficile en orientation. C'est une belle revanche, avec beaucoup d'émotion. J'ai toujours été un peu attiré par le trail et j'en ai notamment fait en Île-de-France. Je n'avais encore jamais couru de trail en montagne il y a trois mois. Depuis, j'en ai enchaîné trois et obtenu un classement ITRA. Je voulais partir tranquillement, à mon rythme, et voir quelles étaient mes sensations. Je suis finalement parti un peu fort : c'est mon côté orienteur ! J'avais envie de jouer pour voir ce que je pouvais valoir. Alexandre Bourgeois m'a mis un bon coup de pression derrière. Cela donne envie de continuer dans le trail et, pourquoi pas, de mener un double projet en orientation et en trail. » — Antoine Derlot, vainqueur (Villeurbanne, Rhône ; originaire de Fontainebleau, club OPA Montigny)
« Quand on a gagné l'année précédente, on se dit forcément qu'on doit gagner à nouveau. On a l'impression que, si on ne gagne pas, on est nul. Donc oui, cela mettait un peu de pression. Un jour, je ne serai plus première, mais ce n'était pas encore pour aujourd'hui ! Je suis contente et... parce que je vieillis. Je suis partie assez vite, car je ne suis pas à l'aise en montée. Je ne me suis pas fait mal et j'ai fait une belle course, donc je suis contente. » — Céline Carrez, vainqueure (Foncine-le-Haut, Jura)
Lynx 20 km : Haan s'impose face à Fischer, Tripotin malgré la maladie
🏆 Podium La Lynx — 20 km
| Pl. |
Coureur |
Temps |
Origine |
| Hommes |
| 1 |
Titouan Haan |
01:18:46 |
Neuchâtel 🇨🇭 |
| 2 |
Simon Fischer |
01:19:21 |
Val d'Usiers (Doubs) |
| 3 |
Doryan Boillon |
01:21:23 |
La Cluse-et-Mijoux (Doubs) |
| Femmes |
| 1 |
Elisa Tripotin |
01:34:44 |
Originaire de Leimbach (Haut-Rhin), licenciée à Grenoble |
| 2 |
Mélanie Ratel |
01:36:27 |
Les Rousses (Jura) |
| 3 |
Florence Hanauer |
01:38:31 |
Lyon (Rhône) |
1 906 partants (840 hommes, 1 065 femmes), 1 899 finishers et 7 abandons. Course terminée.
« Simon Fischer m'a mis la pression : cela a été une grosse bagarre tout au long de la course. Je ne le connaissais pas, mais je savais que c'était un très bon coureur. Nous nous sommes assez rapidement détachés à deux, puis nous avons un peu fait l'élastique : parfois, je prenais de l'avance, puis il revenait. Nous avons donc fait un bon bout de chemin ensemble jusqu'au Mont d'Or. En haut, je me suis dit qu'il fallait appuyer pour voir s'il suivait encore. J'ai réussi à creuser un petit écart, puis à conserver mon avance. Il ne fallait pas relâcher ! C'était ma première participation à l'UTMJ et j'ai retrouvé un terrain de jeu assez similaire à celui de Neuchâtel, où j'habite. C'était super sympa et j'aimerais bien revenir sur une distance plus longue. » — Titouan Haan, vainqueur (Neuchâtel, Suisse)
« La course s'est bien passée. Je suis partie assez prudemment, car je savais qu'il y avait un bon niveau et, surtout, j'avais passé la semaine clouée au lit parce que j'étais malade. Prendre le départ aujourd'hui était donc déjà un défi. Je suis contente d'avoir fait le choix de partir doucement. J'ai retrouvé Florence, qui a terminé troisième. C'est drôle, parce que nous prenons les mêmes départs depuis l'âge de 11 ans. Je terminais toujours deuxième derrière elle, alors, quand je l'ai vue sur la ligne de départ, je me suis dit : "Ce n'est pas vrai !" (rires) Cela m'a fait très plaisir de la retrouver. Je viens de déménager dans le Doubs, ici, dans les Montagnes du Jura. J'adore ces paysages que je commence à connaître. Alors gagner ici, à la maison finalement, c'est chouette ! » — Elisa Tripotin, vainqueure (originaire de Leimbach, Haut-Rhin ; licenciée à Grenoble, habite dans le Doubs)
Photos : Ben Becker et Lilian Ménétrier.