🎯 Biathlon·Biathlon Azzurro

À 34 ans, Vetle Sjaastad Christiansen n'a rien perdu de sa lucidité. En stage à Lavazè avec l'équipe de Norvège, le double médaillé d'argent de Milan-Cortina s'est confié à Biathlon Azzurro : un printemps hors du commun, un cap fixé sur Oslo 2029 et une phrase qui résume tout le biathlon norvégien.

Un hiver olympique réussi

Revenu en équipe A après avoir terminé la saison 2024-2025 en Coupe IBU, le natif de Ringerike a démarré l'hiver dernier par une victoire en relais à Östersund, avant de s'imposer au sprint du Grand-Bornand, son seul succès individuel de la saison. Aux Jeux de Milan-Cortina, il a décroché l'argent au sprint et en relais, et pris la 5e place de la poursuite et de la mass start.

📊 Christiansen à Milan-Cortina 2026
ÉpreuveRésultat
Sprint🥈 Argent
Relais🥈 Argent
Poursuite5e
Mass start5e

Téléréalité et Coupe du monde de football

Avant de parler biathlon, Christiansen est revenu sur l'inauguration à Lavazè d'un banc en hommage à Sivert Bakken, disparu l'hiver dernier. Puis il a révélé une parenthèse inattendue, au printemps.

« En avril-mai, j'ai participé à une émission de téléréalité. J'ai passé un mois à randonner dans la campagne norvégienne avec des gens un peu excentriques, disons. Ensuite, je suis allé à la Coupe du monde pour suivre l'équipe nationale norvégienne de football. C'était aussi une expérience formidable. » Vetle Sjaastad Christiansen / Biathlon Azzurro

Cap sur Oslo 2029

Présent en Coupe du monde depuis Östersund en 2012, Christiansen a un horizon clair.

« Je veux faire du biathlon tant que je suis assez performant et en confiance. J'espère pouvoir continuer au moins jusqu'en 2029, année où les Championnats du monde auront lieu à domicile, à Oslo. » Vetle Sjaastad Christiansen

Les Jeux de 2030 dans les Alpes françaises ? La porte reste ouverte, sans plus.

« Une bataille acharnée avec ses coéquipiers »

La raison tient en un mot : concurrence. En Norvège, l'adversaire le plus dangereux porte souvent le même dossard national.

« Être biathlète norvégien, c'est vivre sous pression chaque année. Nombreux sont ceux qui veulent intégrer l'équipe nationale, et se hisser parmi les meilleurs mondiaux n'est pas chose aisée. Les Jeux olympiques sont impitoyables : on passe de six places à quatre. C'est une véritable lutte, une bataille acharnée avec ses coéquipiers, rien que pour se qualifier. » Vetle Sjaastad Christiansen

Chez les Norvégiens, le premier combat se gagne donc à l'entraînement, bien avant la première course. Les premières courses de la saison se disputent le 26 novembre à Kontiolahti. À lire aussi : la nouvelle règle de l'IBU.