Derrière le départ officiel d'Edgar Grospiron de la présidence du Cojop des Alpes 2030 se cachent de longs mois de manœuvres politiques, de batailles d'ego et de territoires, et quelques coups bas savamment orchestrés. Une décision qui n'avait, en réalité, rien d'une surprise pour les acteurs les mieux informés du dossier.
Un sort scellé dès février, en plein Jeux de Milan-Cortina
Selon les informations du journal L'Équipe, l'avenir d'Edgar Grospiron à la tête de l'organisation était en réalité déjà réglé depuis le mois de février dernier, à l'occasion de son passage aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.
C'est là-bas que le mode de fonctionnement entretenu avec son directeur général de l'époque, Cyril Linette, aurait atteint un point de non-retour, jugé totalement incompatible avec le devoir d'exemplarité inhérent à leurs fonctions respectives.
Des mois sans un mot échangé, malgré les rappels à l'ordre
D'après le quotidien sportif, les deux hommes ne se parlaient tout simplement plus depuis des mois, et ce malgré les multiples tentatives de médiation venues des différents acteurs institutionnels du projet.
On leur a dit : on ne veut pas savoir si vous ne vous supportez plus mais il faut avancer. Vous avez un super projet entre les mains à 2,5 Mds € et vous vous tapez sur la gueule !
Des mises en garde restées lettre morte, tant la brouille entre les deux dirigeants semblait profondément installée.
Deux voitures, deux gardes rapprochées, un même événement
L'anecdote la plus révélatrice de cette fracture reste sans doute celle rapportée depuis l'Italie : pendant toute la durée des Jeux transalpins, le président et son directeur général se déplaçaient chacun de leur côté, dans des véhicules distincts, chacun accompagné de sa propre garde rapprochée.
La voiture blanche pour Edgar Grospiron, la voiture noire pour Cyril Linette, un symbole assez parlant du degré de désunion régnant alors au sommet de l'organisation.
Cyril Linette avait finalement quitté ses fonctions de directeur général en février 2026, sans pour autant suffire à apaiser durablement le climat interne du Cojop, jusqu'à ce départ désormais officiel d'Edgar Grospiron lui-même.
A voir si se triste feuilleton va se poursuivre dans les prochaines semaines...
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