Alors que beaucoup attendaient de la contrition après sa condamnation en octobre dernier pour fraude à la carte bancaire envers sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon a choisi comme sur les pistes, l'offensive.
Loin de faire profil bas, la star des Saisies parle franchement, refuse de s'apitoyer sur son sort et règle ses comptes avec ses détracteurs.
La piste comme seul refuge
Comment survivre à une telle tourmente médiatique tout en réalisant une des meilleures saisons de sa vie ? Le paradoxe intrigue.
Julia Simon l'explique par une mécanique psychologique implacable :
« J'ai énormément compartimenté mes émotions. Dès que j'étais sur la piste, c'était pour faire du biathlon, parce que je ne voulais pas penser au reste. [...]
À partir de là, on pouvait dire tout ce qu'on voulait, on pouvait me plomber médiatiquement et je pense qu'on s'en est très clairement donné à cœur joie , ça ne m'impactait pas. » déclare t'elle à Society.
A-t-elle craint l'isolement dans le huis clos de l'équipe de France ?
« Bien sûr, oui, j'ai eu peur de ça à un moment donné. Mais j'étais bien entourée, avec des coachs qui étaient là aussi pour me soutenir », avoue-t-elle.
« Vous n'aurez jamais la totalité du dossier »
Mais là où Julia Simon appuye le plus, c'est dans son refus catégorique de faire amende honorable publiquement.
Poussée dans ses retranchements sur son silence de plusieurs années avant de passer aux aveux, la championne sort les griffes et tacle les donneurs de leçons :
« Ah mais c'est toujours plus facile de juger la personne d'à côté, de dire 'Moi, j'aurais fait mieux'. C'est bon, ça va faire quatre ans que ça dure, on va peut-être passer à autre chose. »
Le regard noir, elle décoche une dernière flèche à destination de ceux qui la condamnent encore moralement :
« Parmi ceux qui jugent, certains feraient mieux de balayer devant leur porte. Quand on n'a pas les enjeux, quand on n'a pas les tenants et les aboutissants...
Parce qu'il faut bien se dire que vous n'aurez jamais la totalité du dossier entre les mains. »
Le message est passé, le livre est fermé. Sur les skis comme dans la vie, Julia Simon n'a décidément pas l'intention de reculer.
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