La FIS serre la vis, et les organisateurs passent à la caisse. Pour éponger les lourdes pertes accumulées sous la présidence de Johan Eliasch, la Fédération internationale réduit dès cet hiver l'aide qu'elle verse aux organisateurs de Coupe du monde pour financer les primes. En Finlande, la note se compte déjà en centaines de milliers d'euros.
Une baisse de 10 % dès 2026-2027
Selon la télévision publique finlandaise Yle, la FIS a décidé de couper 10 % de cette aide pour la saison 2026-2027. Ce soutien, mis en place pendant le Covid pour compenser les pertes des organisateurs, avait été conservé puis élargi. La saison dernière, il représentait environ 25 % du total des primes distribuées.
Le Finlandais, également vice-président de sa fédération, assure que les gains des athlètes ne baissent pas. Mais une suppression pure et simple de l'aide n'est pas exclue : « À long terme, c'est possible », admet-il.
Ruka et Lahti en première ligne
La fédération finlandaise organise deux week-ends de Coupe du monde nordique, à Ruka, qui lance la saison le 26 novembre, et à Lahti. Les primes y approchent 1,5 million d'euros : un quart de cette somme représente environ 375 000 euros.
Un déficit structurel de 16 à 20 millions
Le trou est profond : selon Uusitalo, le déficit structurel de la FIS atteint 16 à 20 millions de francs suisses par an. À titre de comparaison, Johannes Høsflot Klæbo a empoché 378 000 euros de primes la saison dernière, dont environ 95 000 provenant de la part financée par la FIS.
Autrement dit, les organisateurs devront trouver l'argent ailleurs. Un nouveau dossier sensible pour une FIS déjà très sollicitée par les statuts neutres accordés aux Russes, alors que la Norvège bouscule elle aussi ses règles.
