Bouillard remporte la Western States en 13h46 et entre dans la légende
Après son abandon au 130e km en 2025, Vincent Bouillard a tout réglé : les soucis digestifs, la chaleur, le volume. Résultat : 161 km dans la Sierra Nevada en 13h46, le record de Jim Walmsley explosé, et une place définitive parmi l'élite mondiale de l'ultra-trail.
Vincent Bouillard ne fait pas de bruit. Il choisit ses objectifs avec soin, prépare dans l'ombre et s'exprime peu sur les réseaux sociaux, une rareté à notre époque. Ce dimanche, la 53e édition de la Western States Endurance Run lui a rendu tout ce qu'il avait investi : une victoire, un record de la course, et une entrée définitive dans la légende du trail mondial.
🎯 Une préparation sur trois piliers
L'abandon de 2025 au 130e km, causé par des soucis digestifs, avait été douloureux — au sens propre comme au sens figuré. Bouillard a tout analysé et bâti sa préparation sur trois axes : résoudre les problèmes digestifs, s'acclimater à la chaleur extrême par de longues séances avec plusieurs couches de vêtements, et miser sur un gros volume — des semaines dépassant souvent 200 km autour d'Annecy.
🌡️ Des conditions quasi idéales qui ont permis le record
Jim Walmsley, parti sur des bases très élevées, a été contraint à l'abandon sur blessure au genou entre Michigan Bluff (90e km) et Foresthill (100e km). Bouillard l'a regretté sincèrement.
🌟 Dans la légende
Après son UTMB 2024, Bouillard rejoint une caste très restreinte : 3 victoires en 100 miles sur 4 tentatives, du jamais vu à ce niveau. Il rejoint Kilian Jornet, Jim Walmsley, François D'Haene, Mathieu Blanchard, Xavier Thévenard et Ludovic Pommeret dans l'élite mondiale de l'ultra-trail. Lui qui a conservé son poste d'ingénieur chez Hoka à temps partiel après l'UTMB 2024 prendra le temps de savourer avant de décider de la suite.
L'UTMB fin août serait la grande question — mais enchaîner deux ultras le même été, face à un plateau annoncé avec Jornet, Chassagne, Detienne, Dhiman ou Olson, serait un défi extrême. Pour l'instant, il savoure. Il le mérite.
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