Le circuit junior international de biathlon ne ressemble plus à grand-chose. Après la Norvège et la Suède, l'Allemagne annonce à son tour qu'elle ne participera pas à l'IBU Junior Cup. Au même moment, l'IBU supprime la catégorie Youth et le classement général de la Junior Cup. Seuls les Mondiaux juniors réuniront encore les meilleurs jeunes du monde.
Le coup est rude pour l'antichambre du biathlon mondial. La Norvège et la Suède boudaient déjà la Junior Cup. L'Allemagne, l'une des nations les plus fournies chez les jeunes, s'en retire à son tour, et pour des raisons purement sportives.
C'est l'ancien biathlète Erik Lesser, désormais à l'encadrement, qui a détaillé le choix allemand : une sélection maison, transparente, pour désigner les cinq représentants aux Mondiaux juniors.
Le principe est simple : tout le monde au même endroit, au même moment, sur les mêmes courses. Les cinq meilleurs iront aux Mondiaux.
✂️ L'IBU taille aussi dans le circuit jeunes
Le retrait allemand tombe en pleine réforme. L'IBU a décidé de supprimer la catégorie Youth, créée en 2002, et de réserver les Mondiaux aux seuls juniors.
Le classement général de la Junior Cup disparaît également : les épreuves continueront d'exister, mais indépendantes les unes des autres. Christian Winkler, directeur de la communication de l'IBU, met en avant une logistique devenue ingérable, avec trop de participants pour gérer deux catégories au même endroit, mais aussi le risque de surmener les jeunes.
🌍 Un circuit vidé de sa substance
Faites le compte. Sans la Norvège, sans la Suède, sans l'Allemagne, et sans la Russie ni la Biélorussie, toujours exclues des compétitions internationales, la Junior Cup perd toute sa valeur sportive.
Un classement sans vainqueur final, des plateaux amputés des grandes nations : difficile de parler encore d'un circuit de référence.
Le vrai rendez-vous de la saison sera donc les Mondiaux juniors, seul événement à réunir encore la crème mondiale.
Pour la France, qui mise sur une relève prometteuse (lire ce qu'en dit Patrick Favre), la question est posée : faut-il continuer à envoyer ses jeunes sur un circuit dont les grandes nations se détournent ?
