À trois semaines de l'ouverture de la Coupe du monde, la grogne monte en Norvège. En cause, la nouvelle règle de l'IBU sur le pas de tir, qui impose désormais de garder la carabine sur le dos jusqu'au tapis. Johannes Dale-Skjevdal, Ingrid Landmark Tandrevold et Martin Uldal ont exprimé leurs craintes à la télévision publique NRK.
Ce que dit la règle
Annoncée fin septembre, la mesure oblige les biathlètes à porter leur carabine sur les deux épaules jusqu'à leur arrivée sur le tapis de tir, et à la remettre de la même façon avant d'en repartir.
Jusqu'ici, beaucoup commençaient à retirer leur arme dans les derniers mètres pour gagner de précieuses secondes.
Le règlement est désormais clair : le processus ne peut commencer qu'une fois l'athlète arrivé sur le tapis. Toute infraction est sanctionnée par une disqualification.
« C'est arrivé assez soudainement »
Champion olympique de la mass start, Johannes Dale-Skjevdal regrette surtout la précipitation avec laquelle l'IBU a introduit le changement.
Le Norvégien admet qu'il est difficile de s'opposer à une mesure présentée comme sécuritaire. Mais chez ses coéquipiers, c'est surtout la peur de l'automatisme qui domine.
Des disqualifications déjà à Munich
Les craintes ne sont pas théoriques. La règle a été appliquée sans état d'âme lors du Loop One de Munich, mi-octobre, où plusieurs biathlètes ont été disqualifiés. Parmi eux, la Danoise Leonora Rønhede, qui préfère en tirer une leçon.
Côté français, certains ont déjà pris les devants, à l'image d'Éric Perrot, qui a dû retravailler cet été son arrivée sur le tapis. Réponse à Kontiolahti, à partir du 26 novembre, où chaque erreur pourrait coûter cher.
Une saison que la France suivra de près, avec un dispositif renforcé sur la chaîne L'Équipe.
