Il y a des 20èmes places qui passent inaperçues, et d'autres qui servent de tribune pour crier à l'injustice.
Ce vendredi, après le Super-G de Kitzbühel, Blaise Giezendanner n'avait pas envie de parler de langue de bois.
S'il se satisfait de sa course où il a « mis ce qu'il avait dans le moteur » en étant audacieux, c'est un autre sujet qui lui brûle les lèvres : la liste des sélectionnés français pour les JO.
"Ce n'est pas normal"
Alors que la France ne dispose que de 7 quotas masculins (une misère historique), le skieur de Chamonix a laissé éclater sa colère.
Pas pour lui, mais pour ses potes qui vont rester sur le carreau lundi.
« C'est triste, je ne parle pas pour moi... je n'ai vraiment pas la prétention d'y être. Mais il y a des gars qui font de super courses cet hiver et qui ne vont pas aller aux JO.
Et moi, ça, ça me fait chier. Ce sont les Jeux, c'est comme ça, mais ce n'est pas normal. »
Pourquoi 7 places ?
Il faut souligner que ce sytême de quotas et son règlement, sont connus par toutes les nations depuis 2024.
Si les skieurs français avaient réussi de meilleurs résultats lors des deux dernières saisons, le quota n'aurait pas été le même, c'est tout simplement la règle du jeu.
On peut prendre le même exemple en biathlon où certains Norvégiens capables de gagner une médaille devront rester à la maison pour laisser place à un athlète venant d'une nation exotique.
Evidemment que sportivement c'est difficile à vivre, mais le CIO et la FIS n'ont jamais voulu fermer la porte aux petites équipes.