Victoria Carl brise le silence. Suspendue 18 mois après un contrôle positif au clenbutérol, la championne olympique allemande du sprint par équipes s'est confiée pour la première fois. Elle raconte sa colère contre elle-même, les Jeux qu'elle n'a pas regardés et un retour qui ne se fera pas à Ruka.
Un sirop contre la toux à l'origine de tout
Elle s'était murée dans le silence depuis l'annonce de son contrôle positif au clenbutérol, en 2025. Victoria Carl, 31 ans, championne olympique du sprint par équipes à Pékin en 2022 aux côtés de Katharina Hennig, a enfin parlé.
Et c'est à la télévision suédoise SVT, en allemand, qu'elle a choisi de le faire, a rapporté l'agence allemande dpa.
La fondeuse attribue la présence de la substance interdite à un sirop contre la toux prescrit par un médecin de la Bundeswehr.
La fédération allemande de ski (DSV) confirme que ce médicament lui avait été administré pour soigner une bronchite aiguë. Carl l'avait d'ailleurs déclaré lors du contrôle antidopage. Cela ne lui a pas évité une suspension de 18 mois, désormais définitive.
« Je n'ai pas du tout suivi les Jeux »
La sanction l'a privée des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Une épreuve qu'elle a préféré vivre à distance.
Pas de retour à Ruka
Sa suspension prend fin le 25 novembre, à l'approche de l'ouverture de la Coupe du monde à Ruka. Mais elle n'y sera pas : ses points FIS ont expiré pendant sa longue absence, et elle devra d'abord repasser par des courses de niveau inférieur pour les reconquérir.
Son objectif est de retrouver le plus haut niveau dans l'hiver des Mondiaux de Falun, sans certitude sur son niveau.
| Nationalité | 🇩🇪 |
| Titre majeur | Championne olympique du sprint par équipes (Pékin 2022) |
| Suspension | 18 mois (clenbutérol) |
| Fin de la sanction | 25 novembre 2026 |
| Objectif | Retour en Coupe du monde l'hiver des Mondiaux de Falun |
Un retour attendu dans une équipe d'Allemagne qui manque de leaders, alors que sa voisine du biathlon, désormais dirigée par Sandra Flunger, se reconstruit elle aussi. Chez les Scandinaves, Jonna Sundling ou Heidi Weng ont déjà Falun en ligne de mire.
