🎯 Biathlon·ZDF / Ippen Media

L'Allemagne a changé de cap. Nouvelle entraîneuse des biathlètes allemandes depuis le printemps, l'Autrichienne Sandra Flunger veut reconstruire une équipe privée de Franziska Preuß et sortie d'une saison noire. Son credo : oser, sans peur de l'erreur.

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Une Autrichienne aux commandes

Elle a succédé à Kristian Mehringer au printemps. À 44 ans, l'Autrichienne Sandra Flunger, passée par huit années sur le banc de l'équipe de Suisse, où elle a dirigé à la fois les femmes et les hommes, a hérité d'un chantier : relancer une équipe d'Allemagne féminine sortie d'un hiver historiquement mauvais.

Aucune victoire en Coupe du monde, et une seule médaille olympique, le bronze du relais mixte à Milan-Cortina.

Cinq mois après son arrivée, elle dresse un premier bilan prudent, mais confiant, dans deux entretiens accordés à la télévision ZDF et au réseau de quotidiens Ippen.

« Il y a suffisamment de potentiel et je pense que nous avons pris un bon chemin. J'ai trouvé une équipe très motivée et déterminée. Nous avons essayé de prendre un nouveau départ. « Nous savons bien qu'il reste encore un bout de chemin jusqu'au sommet mondial. »» Sandra Flunger

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L'après-Preuß

C'est surtout la première saison sans Franziska Preuß, qui a mis un terme à sa carrière après la mass start olympique. Un vide énorme, que Flunger ne cherche pas à minimiser.

« C'est évidemment toujours un grand changement quand une athlète qui a eu autant de succès quitte une équipe. Nous avons un bon mélange de jeunes athlètes ambitieuses et talentueuses et d'athlètes expérimentées. Je pense que nous sommes malgré tout capables de bonnes performances. » Sandra Flunger

Parmi les jeunes, Julia Tannheimer incarne l'avenir. Côté expérience, Janina Hettich-Walz est désignée comme la cheffe de file :

« C'est un pilier de l'équipe, elle tient donc déjà un rôle central », souligne l'entraîneuse, alors que le groupe a dû composer avec le départ de Vanessa Voigt du groupe national.

« Avec le frein à main, on ne va pas loin »

Le grand chantier de Flunger est mental. Elle veut des athlètes qui osent, quitte à se tromper.

« Quand on a peur de faire des erreurs, on roule toujours avec le frein à main. Si les athlètes parviennent très souvent à atteindre leur maximum, nous verrons de bons résultats. « Nous avons essayé de relever l'esprit d'équipe, de nous pousser un peu, sans oublier le plaisir. »
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Sur le plan physique, la charge a été revue à la hausse : « Nous avons essayé d'augmenter le volume d'entraînement de manière adaptée pour chacune, afin qu'il n'y ait aucune sous-sollicitation. »

Premier test à Munich

Premier rendez-vous ce week-end, à domicile, au Loop One Festival de Munich, avec Hettich-Walz, Voigt, Tannheimer et Johanna Puff, qui revient d'une myocardite. « Elle a plus que mérité sa place au départ », insiste Flunger. Pas de préparation spécifique pour autant.

« Nous voulons profiter de l'atmosphère et nous voyons cela comme un test, pour apprendre à nous connaître en situation de compétition. » Sandra Flunger

La Coupe du monde, elle, débutera fin novembre à Kontiolahti.

Crédit photo : Nordic Focus