La date est posée : le 28 novembre, au super-G de Copper Mountain, Cyprien Sarrazin remettra un dossard en Coupe du monde. Moins de deux ans après sa terrible chute à l'entraînement de Bormio, le double vainqueur de Kitzbühel se dit « en pleine possession de [ses] moyens ».
Décembre 2024, Bormio : lors d'un entraînement de descente sur la Stelvio, Cyprien Sarrazin chute lourdement et doit être opéré à la tête. Pendant des mois, la question n'est plus sportive.
Presque deux ans plus tard, le skieur du Dévoluy, 32 ans, s'apprête à boucler la boucle. Il s'envolera le 13 novembre pour les États-Unis avec l'ensemble du groupe vitesse, pour un stage avant Copper Mountain puis Beaver Creek. Il l'a confié à RMC Sport, au retour d'un stage à Val Senales.
💪 Val Senales, le test grandeur nature
Les conditions italiennes n'ont rien eu d'un cadeau. C'est justement ce qu'il cherchait : vérifier qu'aucun blocage ne surgissait quand la piste devient engagée. Le verdict est sans appel.
Le Haut-Alpin insiste sur un point : se sentir « le patron sur les skis », condition de sa sécurité en début de saison. Ce qui lui manque encore, il le dit sans détour : des manches complètes, du haut jusqu'en bas, à plein potentiel.
🎯 Le top 30 en ligne de mire, sans pression comptable
Pas de promesse de podium. Cinq fois vainqueur en Coupe du monde, Sarrazin s'appuie sur ses chronos d'Ushuaïa en septembre et de Val Senales pour fixer un cap raisonnable à Copper Mountain.
Pour que le portillon de départ ne soit pas un saut dans l'inconnu, le Français a travaillé la visualisation : une journée de course entière, ses routines, ses réactions. « Un petit secret », sourit-il, pour que le jour J ressemble à quelque chose de déjà vécu.
🔥 La flamme intacte
Le compétiteur n'a jamais disparu. Avant de rechausser les skis, il s'était remis au VTT de descente. À l'entraînement, il se mesure désormais aux plus jeunes.
Deux ans loin du circuit l'ont fait « grandir », dit-il. La pression reviendra, il le sait, mais il refuse qu'elle prenne toute la place. Pour sa dixième saison en Coupe du monde, l'essentiel est ailleurs : être de retour, avec ses coéquipiers, sur un circuit qui l'attend.
Reste à voir ce que vaudra Sarrazin chrono en main, face à une concurrence qui, elle, n'a pas arrêté d'avancer.

