On pensait avoir tout vu en matière de dopage ou de triche technologique, mais le monde du saut à ski vient peut-être de repousser les limites de l'imagination.
Selon une enquête relayée par les médias Allemands, certains athlètes auraient recours à une méthode hallucinante pour gagner quelques mètres : le "Penis-Trick".
Le principe est aussi simple qu'audacieux : utiliser des injections (acide hyaluronique, paraffine) ou des artifices pour augmenter temporairement le volume des parties intimes.
Mais pourquoi faire ça ?
Tout est une question d'aérodynamisme. En saut à ski, la taille de la combinaison est strictement réglementée par rapport aux mensurations du corps (mesurées par scanner 3D).
La règle est simple : plus le corps est "volumineux" à certains endroits, plus la combinaison peut être large.
En augmentant artificiellement la zone de l'entrejambe, les sauteurs pourraient ainsi bénéficier d'une combinaison plus vaste à cet endroit stratégique, créant une sorte de "voile" supplémentaire qui augmenterait la portance en l'air.
« Plus de tissu = plus de portance », résume crûment la presse germanophone.
La FIS prête à sévir
Si cela prête à sourire, la Fédération Internationale (FIS) prend le sujet très au sérieux. Matthias Hafele, responsable du matériel, a toutefois tenu à tempérer :
« Je peux exclure que l'on tente aujourd'hui d'obtenir des agrandissements avec des moyens visibles. Le personnel médical contrôle cela très précisément. »
Pour mettre fin définitivement à ces pratiques (qui incluraient aussi des mousses ou des coques en silicone), la FIS envisage de changer sa méthode de mesure en se basant uniquement sur la structure osseuse des athlètes.
