🎯 Biathlon·IBU
Un podium dès sa première saison complète en Coupe du monde, et désormais une place dans l'équipe A norvégienne. À 23 ans, Isak Frey change de dimension. Le biathlète d'Oslo s'entraîne au quotidien avec Sturla Holm Lægreid, Vetle Sjåstad Christiansen et Johannes Dale-Skjevdal, et il ne cache pas son ambition : être prêt pour les Championnats du monde 2029, à domicile, à Holmenkollen.
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« Je m'entraîne chaque jour avec les meilleurs »
En équipe B, les passerelles avec le groupe élite étaient rares. Désormais, Frey partage tous les stages des cadors norvégiens.
« Quand nous étions dans l'équipe B, nous ne nous entraînions pas beaucoup avec l'équipe A. Maintenant, nous faisons tous les stages ensemble et je m'entraîne chaque jour avec les meilleurs, avec les meilleurs entraîneurs et les meilleurs athlètes. C'est important pour franchir l'étape suivante. » Isak Frey
Au contact de Vetle Sjåstad Christiansen et de Sturla Holm Lægreid, le jeune Norvégien fait son marché. Avec méthode.
« Ils montrent quel est le niveau requis. Je ne prends pas tout chez tout le monde, mais j'essaie de prendre certains détails chez Vetle, d'autres chez Sturla, et de tout combiner pour obtenir le meilleur résultat possible pour moi. » Isak Frey
Un été consacré au moteur
Son chantier de l'été est clairement identifié : le physique. Ses skis n'étaient pas en cause l'hiver dernier, c'est sa vitesse pure qu'il veut faire grimper.
« La saison dernière était plutôt bonne, mes skis n'étaient pas lents, mais je voulais être un peu plus rapide. J'essaie en particulier d'améliorer mon seuil anaérobie, ma VO2 max, et de m'entraîner énormément. » Isak Frey
Le choc de la Coupe du monde
Passé par l'IBU Cup, où il avait signé ses débuts en janvier 2023 par une deuxième place à Osrblie derrière un certain Éric Perrot, Frey a découvert l'hiver dernier un tout autre rythme.
Ce qui ne l'a pas empêché de décrocher la troisième place du sprint de Ruhpolding, le 17 janvier.
« La différence de niveau avec l'IBU Cup était assez grande : on skiait plus vite, on tirait plus vite et mieux. J'ai dû m'adapter et c'était difficile, mais c'était vraiment important de connaître mon niveau et de savoir ce que je dois améliorer. » Isak Frey
Pas question pour autant de se contenter de ce premier podium.
« C'était une bonne saison, il ne faut pas me comprendre de travers, mais avec des hauts et des bas, et évidemment on en veut toujours plus. C'est difficile d'être totalement satisfait. C'était un bon début et j'espère poursuivre sur cette lancée. »
Holmenkollen 2029 en ligne de mire
Le nouveau cycle olympique mène aux Jeux de 2030 dans les Alpes françaises, mais pour les Norvégiens, l'étape majeure tombe un an plus tôt : les Championnats du monde 2029 à Oslo-Holmenkollen. Un rendez-vous très particulier pour Frey, qui a grandi et s'est entraîné sur ces pistes.
« Je viens d'Oslo, j'ai beaucoup grandi et je m'entraînais chez moi à Holmenkollen. Ce sera très spécial. Des Championnats du monde à la maison, c'est peut-être l'une des plus grandes choses que l'on puisse vivre dans une carrière. Je veux devenir le meilleur possible avant cela. » Isak Frey
Avant d'y penser, place à l'hiver qui arrive, avec un calendrier de Coupe du monde remodelé.
Frey y aura un statut à défendre dans une équipe de Norvège où la concurrence interne reste la plus féroce du circuit.