Sinner pulvérise Zverev :
5 Masters 1000 de suite,
du jamais vu
6-1, 6-2 en 58 minutes. Zéro balle de break concédé. Sinner n'écrase pas Zverev, il efface l'idée qu'un tel adversaire puisse lui poser des problèmes.
Cinq. Cinq Masters 1000 consécutifs. Paris en novembre, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid en 2026. Jannik Sinner est le premier joueur de l'histoire du tennis professionnel à en gagner autant d'affilée. Djokovic, Federer, Nadal, McEnroe, Connors, personne n'avait fait ça. À 24 ans, le numéro un mondial vient de réécrire un pan entier du livre des records, et il l'a fait en 58 minutes chrono contre le numéro trois mondial.
La domination statistique de la finale est vertigineuse. Sinner a converti ses quatre balles de break, n'en a concédé aucune, et a remporté 93 % de ses points sur premier service. Il a mené 5-0 dans le premier set après avoir perdu deux points sur les deux premières mises en jeu de Zverev. L'Allemand, deux fois vainqueur à Madrid, finaliste No. 3 mondial, n'a jamais existé.
Sinner, lui, n'entre pas dans la posture du champion triomphant qui se contemple. Il ramène à lui tout ce qui lui permet de maintenir ce niveau stratosphérique, le travail quotidien, l'équipe, la discipline, avec une cohérence qui finit par ressembler à une philosophie.
« Il y a beaucoup de travail derrière tout ça. Beaucoup de dévotion et de sacrifices chaque jour. À un moment donné, les résultats vont baisser, c'est normal. Ce qui compte, c'est de continuer à croire en soi. Et pour ça, il faut avoir la bonne équipe. »
Jannik Sinner — conférence de presse, Madrid, 3 mai 2026La suite logique de cette série s'écrit à Rome la semaine prochaine. Sinner a remporté 8 des 9 Masters 1000 au compteur de sa carrière.
Le seul qui manque ? L'Internazionali BNL d'Italia. À domicile. S'il s'impose, il rejoindra Djokovic comme seul joueur de l'histoire à avoir complété le Career Golden Masters, les neuf titres. Le Serbe l'a réussi deux fois. Sinner, lui, n'en serait qu'à sa première.
Ce Sinner-là ne ressemble à rien de connu. Pas à un Federer en grâce, pas à un Djokovic en machine. Il ressemble à quelqu'un qui aurait décidé, très calmement, que les records n'étaient que des étapes.
📖 À lire aussi





