🎾 Tennis·ATP — Juan Carlos Ferrero

Juan Carlos Ferrero veut revenir sur le circuit ATP, et il ne ferme la porte à personne. Pas même à Jannik Sinner. Un an après la fin de son aventure avec Carlos Alcaraz, l'entraîneur espagnol s'est confié à Punto de Break : rien n'est signé, mais l'idée de s'asseoir dans le box du plus grand rival de son ancien élève ne le fait pas reculer.

« La compétition m'appelle »

« Je vais bien maintenant, j'ai hâte, la compétition m'appelle. Pour l'instant, rien n'est encore décidé, je vous le dis en toute sincérité. Je ne reviendrai que si un projet vraiment stimulant et enrichissant se présente ; sinon, je retournerai simplement à l'Académie et je profiterai de la vie. » — Juan Carlos Ferrero

Son cahier des charges, lui, a changé. Plus question de repartir de zéro avec un gamin à construire.

« Ma relation avec Carlos a commencé lorsqu'il était très jeune ; il a fallu beaucoup de temps pour le faire progresser dans tous les aspects du jeu et affiner son style. Maintenant, je préfère un joueur plus expérimenté, quelqu'un de plus accompli qui ne me demande pas d'être à 200 % chaque jour. Je suis certain que des opportunités se présenteront, et j'espère revenir en force. » — Juan Carlos Ferrero

Le circuit WTA ? « Pour l'instant, je dirais non »

Les propositions venues du tennis féminin n'ont pas manqué. Elles attendront.

« J'ai reçu de nombreuses offres, mais pour l'instant, je dirais non. Ce que je connais le mieux, c'est le circuit ATP, mon univers habituel et les joueurs que je connais. Toute opportunité est envisageable, je ne l'exclus absolument pas, mais pour le moment, je me concentre sur le circuit masculin. » — Juan Carlos Ferrero

Sinner : « Ce ne serait jamais pour nuire à Carlos »

Reste le sujet qui fâche. Les sondages l'envoient chez Sinner dès 2027, et Ferrero sait très bien ce qu'en penseraient les supporters d'Alcaraz.

« Les supporters de Carlitos veulent son bien, et ils risquent d'être contrariés de me voir dans l'équipe de Jannik. Si cela s'était produit un mois après notre rupture, ils auraient pu penser que je le faisais par vengeance ou pour lui nuire. » — Juan Carlos Ferrero
« Quoi qu'il en soit, maintenant que notre relation est terminée et qu'un an s'est écoulé, je me concentre sur mon développement en tant qu'entraîneur, sur l'avancement de ma carrière. Le nom n'a pas vraiment d'importance, même si je sais que si c'était Jannik, certains pourraient le penser. Il faut respecter ma décision et, surtout, comprendre que si je rejoignais l'équipe de Jannik à l'avenir, ce ne serait jamais pour nuire à Carlos. » — Juan Carlos Ferrero

« C'est la loi du sport professionnel »

À quoi lui servirait un tel choix ? L'Espagnol répond sans détour.

« Pour progresser en tant qu'entraîneur et avoir eu l'opportunité de travailler avec deux des meilleurs joueurs de cette génération. Ce n'est pas parce que j'ai entraîné Carlos que je ne peux pas entraîner son plus grand rival. C'est la loi du sport professionnel : on passe d'un groupe à l'autre. Je demande simplement qu'on respecte ma décision finale. Je ne souhaite jamais de mal à Carlos. » — Juan Carlos Ferrero