Lara Gut-Behrami ne reviendra pas sur les réseaux sociaux. Absente d'Instagram et de Twitter depuis 2018, la championne suisse, retraitée depuis août, explique pourquoi elle conseille à tous de décrocher, et raconte ses premiers mois loin du circuit.
Elle a coupé le fil en octobre 2018, en fermant ses comptes Instagram et Twitter quelques jours avant l'ouverture de la saison à Sölden. Huit ans plus tard, Lara Gut-Behrami n'a pas changé d'avis, et elle ne mâche pas ses mots.
Dans un long entretien au Tages-Anzeiger, la Tessinoise de 35 ans, retraitée depuis le 5 août, décortique le confort trompeur des réseaux sociaux et raconte ses premiers mois loin des pistes.
📵 « C'est beaucoup plus difficile à construire »
La championne olympique de super-G recommande la déconnexion à tout le monde, sans prétendre que c'est simple. Pour elle, quitter les réseaux, c'est renoncer à une béquille.
Un discours rare dans un sport où chaque athlète entretient sa vitrine numérique. Lara Gut-Behrami, elle, a fait le choix de la discrétion il y a huit ans et s'y tient, carrière terminée ou pas.
🧳 Fini la météo et les valises bouclées
Deux gros globes, un titre olympique, des titres mondiaux et 48 victoires en Coupe du monde : la Suissesse a vécu près de vingt ans au rythme du circuit. Ce qui a disparu en premier, ce sont les contraintes du quotidien.
Pour le reste, la révolution attendue n'a pas eu lieu.
Seul l'objectif a changé.
🧭 « Je suis entrée en terrain inconnu »
Gravement blessée au genou en novembre 2025, la Tessinoise a pris sa décision seule, et elle en mesure la portée.
🥇 Crans-Montana 2027 ? Pas à n'importe quel prix
Les Mondiaux de Crans-Montana, en février 2027, à domicile, auraient pu servir de dernier défi. La réponse est sans appel.
Le circuit repart sans elle, avec des revenantes comme Petra Vlhova, et un Suisse, Franjo von Allmen, tout juste élu Skieur d'or. Lara Gut-Behrami, elle, a choisi la vraie vie, loin des pistes comme des écrans.
