Les 6 plus belles randonnées
à Vars – Risoul
Vars et Risoul forment la Forêt Blanche — 900 000 mélèzes, 185 km de pistes, et des randonnées qui culminent à 2 748 m avec vue simultanée sur le lac de Serre-Ponçon, les Écrins, le Queyras, le Mont Viso et même le Mont Ventoux par beau temps.
Depuis le Pic de Chabrières on voit simultanément le lac de Serre-Ponçon, les Écrins, le Queyras, l'Ubaye et le Mont Ventoux — et en bas, la piste où Simon Billy a battu le record du monde de vitesse à ski à 255 km/h
Vars et Risoul forment ensemble le domaine skiable de la Forêt Blanche — le 13e domaine skiable français par la taille avec 185 km de pistes et 56 remontées mécaniques entre 1 650 m et 2 748 m d'altitude. Mais en été, ce vaste territoire révèle une autre identité : celle d'un des massifs de randonnée les plus panoramiques des Hautes-Alpes, à la charnière de trois entités géographiques majeures — le Parc naturel régional du Queyras à l'est, le Parc national des Écrins au nord-ouest, et la vallée de l'Ubaye au sud, avec la vue permanente sur le lac de Serre-Ponçon (28 km², visible depuis tous les sommets du domaine).
La caractéristique la plus spectaculaire du domaine de Risoul est sa forêt de mélèzes — 900 000 mélèzes d'un seul tenant, la plus grande forêt de mélèzes continue du monde selon l'Office National des Forêts. Ces arbres, plantés sur les versants exposés nord-est depuis le Moyen Âge, ont été préservés lors de la construction de la station dans les années 1970 — une décision visionnaire qui donne aujourd'hui à Risoul une identité paysagère unique dans les Alpes françaises. Les pistes de ski serpentent dans cette forêt ; en été, les sentiers de randonnée font de même, dans une ambiance ombragée et parfumée que les randonneurs sur pistes dégagées ne connaissent pas.
La géologie du secteur Vars–Risoul est celle du massif du Parpaillon — des calcaires mésozoïques du Trias et du Jurassique qui constituent les crêtes claires et découpées dominant les stations. Ces calcaires, plus tendres et plus friables que les granites des Écrins, créent des paysages de crêtes en dents de scie (l'Eyssina, Chabrières, la Font Sancte), des lapiaz, des dolines et une flore calcicole exceptionnelle : reine des Alpes (Eryngium alpinum), lis martagon (Lilium martagon), chardon bleu (Eryngium spinalba), edelweiss (Leontopodium alpinum) — toutes espèces protégées que l'on peut observer sans les cueillir.
La faune est abondante et diversifiée — chamois et bouquetins sur les crêtes calcaires, marmottes dans tous les alpages au-dessus de 1 800 m, aigles royaux en chasse permanente sur les crêtes du Parpaillon, et en lisière des forêts de mélèzes, le tétras-lyre (Lyrurus tetrix) — ce gallinacé de montagne au plumage bleu-noir irisé qui parade au printemps dans les clairières de mélèzes, l'un des oiseaux les plus emblématiques des Alpes du Sud. La réserve naturelle du Val d'Escreins — l'une des premières réserves municipales de France, créée en 1964 — concentre la biodiversité la plus riche du secteur dans un espace intact de 25 km².
Le Top 6 des randonnées à Vars – Risoul
Pic de Chabrières (2 748 m) – Le Toit du Domaine et de son Record du Monde
📍 Vars-les-Claux (1 850 m) · Col de Jaffueil · Crête de Chabrières · Pic (2 748 m) · Hautes-AlpesLe Pic de Chabrières (2 748 m) est le point culminant du domaine skiable de la Forêt Blanche — le sommet qui domine simultanément Vars et Risoul, avec une table d'orientation au sommet qui identifie un panorama à 360° de rêve : le massif des Écrins et ses 4 000 m au nord-ouest, le Queyras avec le Mont Viso (3 841 m, Italie) à l'est, les gorges de l'Ubaye et le Brec de Chambeyron au sud, le lac de Serre-Ponçon (visible à 50 km au nord), et par beau temps la Provence avec le Mont Ventoux à l'horizon. C'est également le point de départ de la mythique piste de Kilomètre Lancé où Simon Billy a établi le record du monde de vitesse à ski à 255,5 km/h le 22 mars 2023 — la piste la plus raide du domaine avec 98 % de pente maximale.
La montée depuis Vars-les-Claux (1 850 m) peut s'effectuer par deux voies principales. La voie classique passe par le col de Jaffueil via la piste de service depuis le sommet du télémix (2 300 m), puis remonte les crêtes vers le Pic sur un sentier balisé — un itinéraire relativement doux pour une telle altitude (D+ 514 m depuis le sommet du télémix si on utilise la remontée mécanique en été, ou D+ 900 m depuis Vars-les-Claux en totalité à pied). La voie des crêtes du Jeas du Bœuf, depuis le sommet du télésiège de la Mayt, offre une approche plus aérée et plus engagée par les crêtes du Jeas — 2 km de montée sur un sentier escarpé au-dessus de 2 400 m.
Au sommet, la table d'orientation permet d'identifier précisément les sommets dans toutes les directions — un outil pédagogique de premier ordre dans un contexte panoramique exceptionnel. Le plateau sommital de Chabrières est suffisamment large pour pique-niquer à l'aise. En descendant côté Vars-les-Claux, on longe la partie haute de la piste de Kilomètre Lancé — une pente à 98 % qui donne physiquement conscience de la folie de ce record à ski.

Remontées mécaniques estivales : Vars propose un service de télésièges ouverts en été (Risoul Rando Park et Vars). Le Télémix de Chabrières peut fonctionner en été selon la programmation — se renseigner à l'Office de Tourisme de Vars (04 92 46 51 31) avant le départ. Cela ramène la marche d'approche à 2-3 km et D+ ~500 m depuis la gare intermédiaire.
Record du monde KL : la piste de Chabrières est la plus célèbre piste de Kilomètre Lancé au monde — une pente de 98 % (angle de ~44°) sur 1 400 m de longueur. Des records du monde y ont été battus depuis des décennies : Chris Lindover (1992), Harry Egger, et Simon Billy en 2023. Le passage au pied de cette piste en été, quand les skieurs ne sont pas là, donne la pleine mesure de l'inclinaison.
Belvédère de l'Homme de Pierre (2 361 m) – La Vue sur Serre-Ponçon et les Écrins
📍 Risoul 1850 (1 875 m) · Crête de Chérine · Belvédère de l'Homme de Pierre (2 361 m) · Hautes-AlpesLe Belvédère de l'Homme de Pierre (2 361 m) est le point de vue emblématique de Risoul — une crête au-dessus de la station avec une table d'orientation qui identifie un panorama à 360° exceptionnel sur les Alpes du Sud. La spécificité de ce sommet est sa vue directe sur le lac de Serre-Ponçon — le plus grand lac artificiel de France (28 km²), visible en bleu-turquoise depuis l'avant-crête de Risoul comme une mer posée dans les contreforts des Alpes. Le lac est entouré des massifs des Écrins, du Dévoluy et du Champsaur, et sa couleur d'un bleu intense tranche avec le vert des forêts environnantes dans la lumière des Hautes-Alpes.
La montée depuis Risoul 1850 (1 875 m) suit un sentier qui traverse d'abord la grande forêt de mélèzes — ombrée, parfumée, animée par le chant des oiseaux de montagne (mésanges huppées, pics noirs, sittelles). La forêt de mélèzes de Risoul a une caractéristique rare : ses arbres ont été préservés lors de la création de la station, créant une ambiance de sous-bois préalpine authentique au milieu d'un domaine skiable. Au-delà de la forêt, les alpages ouverts mènent à la crête de Chérine puis au belvédère, avec les vues qui s'ouvrent progressivement sur Serre-Ponçon, les Écrins et les crêtes du Queyras.
Le nom "Homme de Pierre" désigne une formation rocheuse calcaire naturelle au sommet qui ressemble à une silhouette humaine — une curiosité géologique locale qui fait partie de l'imaginaire des habitants de Risoul depuis des générations. En 2024, un nouveau télésiège de l'Homme de Pierre a été installé, permettant d'accéder directement à ce belvédère depuis la station en été — rendant cette randonnée encore plus accessible pour les familles avec jeunes enfants.
Serre-Ponçon : le lac de Serre-Ponçon est le plus grand lac artificiel de France et le 3e d'Europe par la superficie (28 km²). Le barrage a été construit entre 1955 et 1961 sur la Durance, noyant les villages de Savines et de Ubaye. La couleur turquoise de ses eaux est due aux particules calcaires en suspension — un phénomène comparable au "lait glaciaire" des lacs alpins mais sur un plan d'eau de cette taille.
Boucle Alpage de Chérine : une boucle complète incluant la crête du Clocher, le belvédère de l'Homme de Pierre et les crêtes de Valbelle/des Alpets (~12 km, D+ 1 130 m, 5h45) constitue l'itinéraire le plus complet et le plus varié depuis Risoul 1850 — pour randonneurs bien entraînés.
Val d'Escreins – Le Petit Canada Varsinc (Balade & Sentier Botanique)
📍 Pont de Vars (1 601 m) · Refuge de Basse Rua · Val d'Escreins · Réserve naturelle · Hautes-AlpesLe Val d'Escreins est la pépite naturelle de la commune de Vars — une réserve naturelle de 25 km² créée en 1964 (l'une des premières réserves municipales de France), intégrée au Parc Naturel Régional du Queyras, qui s'étire de 1 600 m au Pont de Vars jusqu'à 3 385 m au sommet de la Font Sancte. Deux vallées composent cette réserve : le vallon principal parcouru par le Rif Bel — une rivière cristalline qui serpente dans des prairies à flore alpine d'exception — et le vallon Laugier qui mène au col de Serenne. L'endroit a gagné le surnom de "Petit Canada Varsinc" pour son atmosphère de nature sauvage et de forêts denses, si différente des stations animées voisines.
La vallée est accessible par une route en corniche depuis la D902 (Route du Col de Vars) — une route pittoresque qui contourne les falaises calcaires et débouche sur le parking de Basse Rua, point de départ de tous les itinéraires. Le sentier botanique de 600 mètres identifie plus de cent espèces végétales dont certaines protégées : pins cembro centenaires, lis martagon, edelweiss, gentianes bleues, asters bleus des Alpes. Pour les randonneurs plus ambitieux, plusieurs itinéraires s'enfoncent dans la réserve : le Tour du Val d'Escreins (6 km, D+ 250 m, 1h30), la montée à l'Oratoire et source de la Font Sancte (3h A/R depuis le parking), et pour les confirmés, l'ascension à la Pointe d'Escreins (3 038 m) — voir randonnée n°4.
Le Refuge de Basse Rua — ouvert l'été, avec des nuits insolites en tipi — est le cœur de vie du val en saison. L'office de tourisme de Vars y tient un point d'accueil en juillet-août, avec carte des itinéraires et informations sur la faune. La faune du val est remarquable : couples d'aigles royaux nichant sur les falaises calcaires, tétras-lyres dans les lisières de mélèzes, perdrix bartavelles, chamois et marmottes. Le val est également un des rares endroits des Hautes-Alpes où l'on peut observer le lièvre variable (Lepus timidus) en robe blanche au début de l'été, avant sa mue estivale brun-gris.

Arbres multicentenaires : la randonnée "Génome du Val d'Escreins" (1h15, niveau vert) part à la découverte d'une dizaine d'arbres multicentenaires — certains pins cembro font plus de 4 m de circonférence, ce qui implique un âge de 400-600 ans. Ces arbres ont survécu aux guerres, aux coupes, aux années de sécheresse — ils représentent le patrimoine "génétique" de la forêt.
Interdictions en réserve : chiens interdits dans la réserve du val d'Escreins (protection des troupeaux et de la faune). Cueillette de fleurs interdite. Feux interdits sauf dans les zones barbecue aménagées au parking. Bivouac réglementé — se renseigner sur place.
Pic d'Escreins (2 734 m) – Le "Petit 3000" du Val Sauvage
📍 Parking Basse Rua (1 780 m) · Val d'Escreins · Crêtes d'Agnès · Pic d'Escreins (2 734 m) · Hautes-AlpesLe Pic d'Escreins (2 734 m) est le sommet emblématique du Val d'Escreins — un "petit 3 000" qui concentre toutes les vertus de la randonnée dans les Hautes-Alpes : départ dans une réserve naturelle préservée, forêts d'épicéas et de pins cembro centenaires, alpages à flore alpine exceptionnelle, puis crêtes calcaires découpées avec des passages câblés sous le sommet, et au terme un panorama à 360° qui englobe les massifs des Écrins, du Queyras, de l'Ubaye jusqu'au Ventoux — et même le Mont Blanc entre les sommets de la Vanoise par beau temps.
La montée depuis le parking de Basse Rua (1 780 m) suit d'abord le GRP "Tour de la Font Sancte" dans la forêt — une forêt dense d'épicéas et de pins cembro dont certains dépassent 400 ans d'âge, avec un sous-bois tapissé de myrtilles, de véroniques et de prénanthes pourpres. Au-dessus de la limite forestière, les alpages s'ouvrent sur les crêtes d'Agnès. La section finale sous le sommet est la plus engagée : des barreaux d'échelles métalliques et des câbles aménagés dans les barres calcaires facilitent la progression — un passage exposé mais techniquement sans difficulté majeure pour un randonneur qui n'a pas le vertige, mains-courantes en acier installées par la commune. Le terrain calcaire y est particulièrement aérien et sauvage.
Depuis le sommet, la vue est totale — vers le sud, l'Ubaye et son Brec de Chambeyron (3 389 m) ; vers l'est, le Queyras et le Mont Viso (3 841 m, Italie) ; vers le nord-ouest, les Écrins et le Pelvoux ; vers l'ouest, le lac de Serre-Ponçon et les contreforts provençaux avec le Ventoux à l'horizon. Le panorama est jugé supérieur à celui de Chabrières sur les secteurs sud et est, en raison d'une position légèrement différente sur la ligne de crête.
Câbles et échelles : les passages équipés entre les points (3) et (4) de l'itinéraire officiel sont solides et bien ancrés dans le calcaire. La section câblée fait environ 80 mètres de dénivelé vertical dans les barres — à ne pas négliger par temps de pluie (calcaire humide = glissant) et à ne pas entreprendre avec des enfants de moins de 10-12 ans sans entraînement.
Variante Cugulet–Combe Chauve : depuis le sommet du Pic d'Escreins, il est possible de pousser jusqu'aux Sommet de Cugulet (2 520 m) et Sommet de Combe Chauve, qui dominent Guillestre et la Durance — une variante qui transforme la randonnée en une grande traversée de crêtes (retour par navette ou deuxième voiture nécessaire).
Crête et Pointe de Razis (2 575 m) – Le Belvédère de la Forêt de Mélèzes
📍 Risoul 1850 (1 875 m) · Forêt des Mélèzes · Crête de Razis · Pointe de Razis (2 575 m) · Hautes-AlpesLa Pointe de Razis (2 575 m) est le point culminant du domaine skiable côté Risoul — un sommet de crête au-dessus de la grande forêt de mélèzes qui donne son âme à la station. La randonnée depuis Risoul 1850 est la plus caractéristique du secteur : elle commence dans la forêt de mélèzes (900 000 arbres, ombre et parfum de résine), traverse les premiers alpages où la vue s'ouvre progressivement, et culmine sur la crête de Razis avec un panorama sur le lac de Serre-Ponçon à l'ouest, les Écrins au nord, le Queyras à l'est et la Durance en contrebas.
La particularité de cette randonnée est son immersion prolongée dans la forêt de mélèzes de Risoul — une forêt d'une densité et d'une continuité exceptionnelles dans les Alpes françaises. Les mélèzes de Risoul sont les gardiens d'une biodiversité forestière rare : pics noirs (Dryocopus martius) creusant leurs loges dans les gros troncs morts, casse-noix moucheté (Nucifraga caryocatactes) stockant des graines de pin cembro dans ses remises, écureuils roux (Sciurus vulgaris) omniprésents dans les houppiers. En automne (octobre), quand les mélèzes passent du vert vif à l'or intense avant de perdre leurs aiguilles — les mélèzes sont les seuls conifères caducs — la forêt de Risoul est d'une beauté photographique incomparable dans les Alpes du Sud.
La montée suit d'abord la piste forestière puis bifurque sur un sentier montant vers la crête de Reyssas, puis la crête de Razis proprement dite. La Pointe de Razis est le terminus naturel — un sommet de crête étroit mais non exposé, avec un cairn au point culminant et une vue à 360° qui donne la pleine mesure de la position géographique du massif du Parpaillon entre les Écrins, le Queyras et l'Ubaye.

Automne — saison d'or : la forêt de mélèzes de Risoul en octobre est une des expériences paysagères les plus belles des Alpes françaises. Les 900 000 mélèzes passent simultanément du vert à l'or-jaune, créant un tableau de couleurs unique dans les Alpes. Les marmottes sont encore actives jusqu'en octobre avant d'hiberner. Affluence minimale hors vacances scolaires.
Variante grande boucle : la Pointe de Razis peut être incluse dans une boucle via la Crête du Mélèzet, la Cabane de Razis et le retour par les Queyrasses (24 km, D+ 1 800 m, ~12h) — un itinéraire de grande randonnée qui exige une excellente condition physique et une journée entière.
Tour des Couniets – La Grande Boucle des Crêtes Sauvages
📍 Vars-les-Claux (1 850 m) · Crête des Couniets · Crête de la Selle · Tour (boucle) · Hautes-AlpesLe Tour des Couniets est la randonnée de haute montagne la plus engagée du secteur Vars–Risoul — une grande boucle sur les crêtes sauvages et peu parcourues de la Crête des Couniets et de la Crête de la Selle, qui dominent les alpages de Vars côté Ubaye. C'est l'itinéraire des randonneurs expérimentés qui veulent s'échapper des sentiers du domaine skiable pour trouver des crêtes calcaires silencieuses, sans signalétique surdimensionnée, avec la vue sur l'Ubaye et les premières Alpes du Sud — un territoire plus sec, plus minéral et plus méridional que les versants nord du Parpaillon.
La boucle depuis Vars-les-Claux (1 850 m) remonte vers les crêtes des Couniets — des arêtes calcaires déchiquetées aux formes tourmentées, habituellement désertes en dehors de la saison de randonnée. La vue vers l'Ubaye depuis ces crêtes est saisissante — les gorges profondes de l'Ubaye, les villages de Saint-Paul-sur-Ubaye et Barcelonnette dans leur cuvette, et au-delà le Brec de Chambeyron (3 389 m) qui marque la frontière franco-italienne. La traversée de la Crête de la Selle ajoute un segment aérien et peu fréquenté qui donne à cette boucle son caractère de vraie randonnée sauvage.
La faune des Couniets est celle des crêtes calcaires peu dérangées — les bouquetins des Alpes fréquentent régulièrement les versants exposés au soleil où ils viennent brouter les pelouses rases. Un groupe de bouquetins mâles adultes sur une crête calcaire déchiquetée, avec l'Ubaye en fond de vallée, est une vision qui reste gravée. Les chamois sont ici aussi nombreux qu'ailleurs dans le secteur, mais moins visibles car le terrain les camouffle mieux.
Terrain sauvage : la Crête des Couniets et la Crête de la Selle sont des crêtes peu balisées par rapport aux sentiers du Rando Park. Sens de l'orientation et carte IGN obligatoires. Ne pas entreprendre ce circuit sous orage ou par brume dense — les crêtes n'offrent aucun abri et la désorientaion est possible dans le brouillard.
Guides locaux : le Bureau des Guides de Vars (www.vars.com) propose des randonnées encadrées sur les crêtes du secteur — une option recommandée pour les randonneurs souhaitant découvrir les Couniets sans risque de dépaysement. Les accompagnateurs en montagne de Vars connaissent les passages délicats et les meilleures fenêtres météo sur ce secteur exposé aux vents d'Ubaye.
Tableau récapitulatif des 6 randonnées
| # | Randonnée | Altitude max. | Distance | D+ | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Pic de Chabrières (2 748 m) — toit du domaine, record KL | 2 748 m | 8–14 km | 514–900 m | 3h30–6h | Moyen |
| 2 | Belvédère de l'Homme de Pierre (2 361 m) — vue Serre-Ponçon | 2 361 m | 8–12 km | 486–650 m | 3h–5h | Facile/Moyen |
| 3 | Val d'Escreins — réserve naturelle, sentier botanique, faune | 2 200 m | 3–12 km | 150–600 m | 1h30–5h | Facile |
| 4 | Pic d'Escreins (2 734 m) — câbles, panorama 360° | 2 734 m | 11–14 km | 979–1 200 m | 5h–7h | Difficile |
| 5 | Crête et Pointe de Razis (2 575 m) — forêt de mélèzes | 2 575 m | 9–16 km | 700–1 100 m | 4h–6h30 | Moyen/Difficile |
| 6 | Tour des Couniets — crêtes sauvages, Ubaye, bouquetins | 2 600 m | 18–24 km | 1 100–1 500 m | 7h–9h | Difficile |
FAQ – Randonnée à Vars et Risoul
La forêt de mélèzes de Risoul est la composante naturelle la plus remarquable du domaine — 900 000 mélèzes (Larix decidua) d'un seul tenant, préservés lors de la construction de la station dans les années 1970. L'ONF la qualifie de plus grande forêt de mélèzes continue du monde. Cette décision de construction "en forêt" plutôt que "en clairière rasée" — courageuse à l'époque où les stations rasaient tout — a donné à Risoul une identité paysagère irremplaçable.
Le mélèze est un conifère unique : c'est le seul conifère caducifolié des Alpes, qui perd ses aiguilles en automne après les avoir passées du vert au jaune-or. Cette caractéristique donne à la forêt de Risoul deux spectacles saisonniers distincts : la végétation fraîche et lumineuse du printemps et le spectacle d'automne (octobre) quand les 900 000 arbres tournent simultanément à l'or intense.
Qu'est-ce que le Val d'Escreins et pourquoi est-ce une réserve naturelle si spéciale ?
Le Val d'Escreins est une réserve naturelle communale créée en 1964 par la commune de Vars — l'une des toutes premières réserves municipales de France. La réserve couvre 25 km² de nature alpine au pied de la Font Sancte (3 385 m), composée d'une vallée en auge glaciaire parcourue par le Rif Bel (Beau Torrent). Le fond plat et large, caractéristique de la morphologie glaciaire, est entouré de falaises calcaires spectaculaires.
La flore inclut des pins cembro centenaires (certains de 400-600 ans, jusqu'à 4 m de circonférence), edelweiss, gentianes bleues, lys martagon, asters bleus des Alpes. La faune comprend des couples d'aigles royaux nichant sur les falaises, des tétras-lyres en lisière de forêt, des lièvres variables et les espèces alpines habituelles. Le val est surnommé "Petit Canada Varsinc" pour son atmosphère sauvage si différente des stations voisines.
Vars détient-il vraiment le record du monde de vitesse à ski ?
Oui. Vars détient le record du monde de vitesse à ski (Kilomètre Lancé), établi le 22 mars 2023 par le Français Simon Billy avec 255,500 km/h sur la piste de Chabrières. La piste descend depuis 2 748 m sur 1 400 mètres avec une pente maximale de 98 % (angle ~44°). Les concurrents sont chronométrés sur 100 mètres au bas de la piste. Les randonneurs qui longent le sommet de Chabrières en été voient cette pente dans toute sa démesure — intimidante même sans neige.
Comment rejoindre Vars et Risoul depuis Gap, Marseille ou Paris ?
Depuis Gap (55 km, 1h) : N94 direction Briançon jusqu'à Embrun, puis D902 direction Col de Vars. Depuis Marseille (200 km, 2h30) : A51 jusqu'à Tallard, N94 direction Embrun, D902 vers Vars. Depuis Paris (700 km, 6h45) : A6 → A7 → A51 → Grenoble → Gap → Embrun → Guillestre → Vars. Ou TGV Paris → Gap (4h30 avec changement à Valence) + car-navette Gap → Vars en saison. Depuis Grenoble (155 km, 2h) : N85 (route Napoléon) jusqu'à Gap, puis N94 vers Embrun et D902 vers Vars.
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