Michelon se confie à l'IBU
Questionnée par l'IBU dans le cadre de son interview estivale, la biathlète Savoyarde revient sur la difficulté de durer en équipe A, sa première participation olympique et son moment le plus marquant de l'été.
Quelle est la partie la plus difficile du métier de biathlète professionnel ?
Intégrer l'équipe A et y rester longtemps est difficile. Ce n'est pas chose facile. Nous devons absolument travailler notre ski et notre tir, mais la préparation mentale est tout aussi importante. Nous avons encore beaucoup de travail.
Quelle est la plus grande leçon que vous ayez apprise aux Jeux olympiques ?
Il fallait être patiente, car l'attente pour ma première participation a été très longue : dix jours pendant que d'autres prenaient le départ. Il fallait aussi rester moi-même, en tant que personne, et non en tant que biathlète. Je savais que je devais simplement skier et tirer comme je sais le faire, et prendre un maximum de plaisir puisque c'était ma première fois.
Quel est le plus grand défi que vous ayez surmonté en tant qu'athlète ?
Des problèmes physiques. C'est difficile, car parfois on a l'impression d'avoir tout donné et pourtant, on rencontre encore des problèmes. C'est le sport. Il faut se dire : « D'accord, ce n'est qu'un moment, ça va passer. » Malgré tout, c'est difficile.
Quel a été votre plus grand moment de plaisir cet été ?
Aller à Roland-Garros a été une très belle expérience, mais celle qui m'a le plus marquée a été le vol avec la Patrouille de France. Ce n'est pas accessible à tous ; c'était complètement fou. L'expérience était personnelle et inoubliable ; voir ces gens jouer avec leur avion était incroyable et vraiment magnifique.
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