Julia Simon s'épanouit dans son quotidien

Alors qu'elle survole le circuit mondial, Julia Simon garde les pieds bien ancrés dans le sol savoyard.

La décuple championne du monde prépare tranquillement l'après-carrière sans se donner de date.

Loin des projecteurs, c'est dans son atelier que la biathlète de 29 ans trouve son équilibre, armée non pas de sa carabine, mais de ses outils de menuisière.

Le bois, une évidence pour l'après-biathlon

« Après mon bac, je n’avais pas envie de partir dans des études par défaut, comme tout le monde, donc j’ai passé un CAP menuiserie », explique Julia Simon à Society.

Pour elle, le travail manuel est une bouffée d'oxygène. « Comme j’ai toujours aimé travailler le bois, le sculpter, je me suis dit : pourquoi pas commencer à apprendre un métier qui peut me plaire ? Et c’est le cas. »

« Ça pourrait être une reconversion possible. La construction de mobilier avec des touches de déco, pas de l’artistique, hein. Plus de l’ébénisterie, en fait. »

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Un entraînement qui laisse peu de répit

Pourtant, se perfectionner dans l'ébénisterie relève du défi tant son emploi du temps est millimétré.

« On a trois semaines de pause en avril, mais sinon c’est non-stop toute l’année : ski à roulettes l’été, course à pied, vélo de route, VTT », confie-t-elle.

Le biathlon est un sport qui ne dort jamais, avec des séances de tir cinq fois par semaine, été comme hiver.

Mais c'est précisément ce rythme qui lui plaît :

« C’est ce qui est génial dans notre sport, il n’y a pas de monotonie : on ne va pas à la piscine compter des carreaux tous les matins. »