Il était l'un des leaders attendus sur le sprint des JO, il a sombré comme le reste de l'escadron bleu.
Richard Jouve a terminé 5e de son quart de finale, loin du compte pour espérer une médaille.
Au micro, le sprinter de Méribel n'a pas cherché d'excuses bidons : c'est le stress de l'événement qui a eu raison de son physique.
« On le paye vite cher »
Jouve était bien à l'entraînement, mais le jour J, la machine s'est grippée. Une sensation de paralysie physique causée par l'enjeu olympique.
« Ça a été dur... J'étais mieux jeudi et hier. Aujourd'hui, j'ai eu les jambes coupées par l'événement. Dans la bosse, je manquais un peu de grip.
Et quand on n'a pas de jambes et qu'on manque de grip, on le paye vite cher. »
La critique de la piste
Comme son coéquipier Lucas Chanavat, Jouve pointe du doigt la difficulté extrême des pistes olympiques actuelles.
Des murs interminables qui favorisent les fondeurs complets comme Klæbo au détriment des purs sprinters.
« Quand on a des pistes aussi dures et aussi longues, c'est sûr que Klaebo se balade beaucoup plus que sur une piste qui fait 2'30...
Après, c'est le meilleur du monde, donc quelle que soit la longueur il n'aurait pas de soucis.
Mais pour le reste du peloton, on veut toujours faire plus dur », regrette-t-il.