Horn motivé comme un juniot
À 31 ans, l'Allemand revient sur la meilleure saison de sa carrière : son premier podium en Coupe du monde et sa 4e place, à deux doigts d'une médaille, au départ groupé des Jeux olympiques de Milano-Cortina 2026.
Interrogé par un grand média Allemand, Philipp Horn évoque son premier podium en coupe du monde, obtenu après de nombreuses années de galère.
J'ai 31 ans, bientôt 32, je sais donc qu'il m'a fallu du temps avant de me sentir régulièrement compétitif en Coupe du monde. Monter sur le podium était mon grand objectif. J'ai souvent senti que j'en avais le potentiel. L'essentiel était de réaliser une course où mon ski et mon tir se complètent parfaitement. C'est exactement ce que j'ai finalement réussi à faire, et j'ai globalement trouvé un bon rythme ; jusqu'à Noël, tout s'est enchâîné naturellement. Ceux qui me suivent depuis des années savent combien de difficultés j'ai rencontrées en cours de route. C'est peut-être ce qui rend un moment comme celui-ci encore plus précieux.
La 4e place olympique, entre amertume et fierté
Le départ groupé des Jeux olympiques d'hiver, où vous avez manqué de peu une médaille individuelle en terminant quatrième, reste un souvenir particulièrement marquant. Cela vous tracasse-t-il encore ?
Je ne dirais pas que j'y pense constamment. Néanmoins, j'y repense encore de temps en temps, car ce fut une expérience incroyable. Participer aux Jeux olympiques, après mes échecs en 2018 et 2022, a été la réalisation d'un rêve d'enfant. Je savais que je pouvais prétendre à des médailles. Les Jeux ont commencé de façon assez mitigée. Il y a eu de bonnes courses, mais beaucoup de choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Avant le départ groupé, nous nous sommes donc concentrés intensément sur l'aspect mental en équipe. Après le relais décevant, nous savions que nous n'arriverions à rien avec une attitude négative. Et j'ai réussi à me concentrer pleinement sur cette course.
Après la dernière séance de tirs, vous avez quitté le stade en troisième position. Puis Quentin Fillon Maillet est arrivé et vous a détrôné.
J'ai réalisé une excellente journée au stand de tir, avec un seul tir manqué dans des conditions difficiles. C'est pourquoi je repense souvent à ce dernier tour. C'est généralement l'un de mes points forts, et pourtant, c'est précisément là que j'ai perdu la bataille pour une médaille. Une quatrième place est d'abord amère et décevante. Mais avec le recul, la fierté l'emporte. Pas seulement pour le résultat en lui-même, mais aussi pour la façon dont j'ai récupéré mentalement après les courses précédentes. Une médaille olympique aurait été quelque chose d'exceptionnel. Alors, cette quatrième place est un résultat dont je peux être fier aujourd'hui.
Pas encore l'heure de la retraite
Vous êtes vous-même l'un des athlètes les plus expérimentés de l'équipe. Savez-vous déjà combien d'années de plus vous souhaitez participer à la Coupe du monde ?
Il y a un an, je ne savais pas si j'arrêterais après les Jeux olympiques. Puis la saison dernière est arrivée, et j'ai réalisé à quel point j'apprécie toujours ce sport. Bien sûr, les bons résultats y contribuent. Mais le plus important, c'est que j'ai hâte de m'entraîner chaque matin. Je n'ai pas l'impression de devoir me forcer à aller d'une séance à l'autre, bien au contraire. Parfois, je pense même être parmi les plus motivés du groupe. Alors, pour moi, c'est clair : il n'est pas encore temps de raccrocher les armes. Je déciderai saison après saison.
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