Les médailles d'or, il connaît. Mais l'émotion la plus forte de sa vie, Quentin Fillon Maillet la vit désormais loin des pas de tir. Papa depuis cet été, le Jurassien a trouvé dans sa fille et sa famille le nouveau carburant dont il avait besoin pour repartir sur le circuit. Et un rêve tout neuf : gagner aux Jeux de 2030 sous ses yeux.
« Une émotion très forte, mais très éphémère »
Au micro de France 3, le biathlète de l'équipe de France compare sans détour les deux bonheurs. D'un côté, l'ivresse d'un titre olympique, qu'il a connue au plus haut niveau. De l'autre, le quotidien de jeune père.
« Encore plus galvanisant qu'un succès olympique »
La paternité, elle, ne s'efface pas. Elle se renouvelle chaque jour, et c'est précisément ce qui la rend si puissante aux yeux du champion jurassien.
Cap sur 2030, avec sa fille dans la tribune
Le calcul est vite fait. Aux Jeux de 2030, organisés dans les Alpes françaises, sa fille aura presque quatre ans. Assez grande pour vivre l'instant, et peut-être s'en souvenir. Pour celui qui avait déjà fait des Jeux de 2030 son grand objectif, l'échéance prend désormais une dimension très personnelle.
Une motivation de plus pour un athlète qui n'a plus rien à prouver, mais qui a encore beaucoup à vivre. Fraîchement passé chez Rossignol pour son matériel, le Jurassien aborde ce nouveau cycle olympique avec un supplément d'âme. Son palmarès est déjà immense, et il a désormais une spectatrice de choix à qui dédier les prochaines lignes.
