🎿 Ski de fond · Richard Jouve 🇫🇷 · Retraite sportive

Jouve après sa retraite : « J'ai été épuisé mentalement. Il y a eu un manque. »

Richard Jouve, l'un des meilleurs sprinteurs français de l'histoire du ski de fond, se confie sur l'après — la fatigue accumulée, la saison la plus dure de sa carrière à Milan-Cortina, les doutes du printemps, et la sérénité retrouvée.

Trois JO, une carrière de sprinteur menée au plus haut niveau mondial, et en bout de course une saison 2025-26 qui l'a vidé. Richard Jouve a raccroché les skis sans tambour ni trompette. Il se confie maintenant sur ce choix fort, pas simple.

Le ski a été toute ma vie. Je n'ai fait que ça. Cela a été déstabilisant de le quitter. Richard Jouve 🇫🇷 
Pour le moment, je profite d'une période calme. Je prends du temps pour moi. J'ai été épuisé mentalement. Le ski ce n'est pas toujours facile même si c'est quelque chose que j'adorais faire. Cette dernière saison n'a pas été facile. Cela a été la plus compliquée de ma carrière. Les résultats n'étaient pas là, les Jeux n'ont pas été réussis. Richard Jouve le dauphine

Il revient aussi sur ce que cette carrière représente pour lui — lui qui ne s'était pas imaginé faire du sport de haut niveau en grandissant.

Ce printemps, j'ai repensé à tout mon parcours. Petit, si on m'avait dit que j'aurais celui-là, je n'y aurais pas cru. J'ai toujours voulu faire du sport mais je ne m'imaginais pas en faire mon métier. Les envies de résultats sont venues en grandissant. Ce palmarès, je ne l'imaginais pas. Richard Jouve

La retraite, il l'avait frôlée dès 2022 — mais Pékin l'avait laissé sur sa faim, et il était reparti pour un cycle jusqu'à Milan-Cortina.

Cela faisait pas mal d'années que je tournais en rond. Après les Jeux de Pékin en 2022, cela avait été compliqué. Je ne me voyais pas repartir pour 4 ans. Finalement je suis arrivé jusqu'à Milan cet hiver. J'étais très content de vivre ces troisièmes Jeux. Richard Jouve

Et pourtant, quitter a laissé un vide. En avril, le manque est arrivé. Pas de regrets au sens strict — mais l'irruption du silence là où le ski avait tout rempli.

Il y a eu des moments en fin de saison où j'ai hésité à continuer. En avril aussi, j'ai ressenti un manque. Je n'ai fait que ça. Cela a été déstabilisant de le quitter. Richard Jouve