On avait cru à un rapprochement. En 2022, la présence de Novak Djokovic aux adieux de Roger Federer, lors de la Laver Cup à Londres, avait ému tout le tennis. Quatre ans plus tard, le Serbe a remis les pendules à l'heure. Et il l'a fait à Bâle, chez le Suisse, ce qui ne manque pas de sel.
« Strictement professionnelle »
Interrogé en conférence de presse sur sa relation avec le Bâlois, Djokovic n'a pas pris de détour. Respect sportif, oui. Amitié, non.
Des mots polis, mais d'une froideur qui tranche avec le discours tenu par le Serbe ces dernières années. À plusieurs reprises, il avait dit vouloir, une fois les raquettes rangées, retrouver Federer et Rafael Nadal pour évoquer leurs duels et parler de l'après-tennis. Visiblement, l'heure n'est pas venue. Sur le court, la semaine bâloise s'est d'ailleurs mal terminée pour lui, avec une élimination face à Jan-Lennard Struff, à revivre dans notre suivi de l'ATP de Bâle.
50 matchs, une rivalité à couteaux tirés
Leur histoire s'est écrite sur 50 confrontations, avec un avantage de 27 victoires à 23 pour Djokovic. Le sommet reste la finale de Wimbledon 2019, remportée par le Serbe après avoir sauvé deux balles de match, une défaite qui a pesé lourd sur la fin de carrière du Suisse. Les deux hommes se sont pourtant encore croisés deux fois ensuite : Federer a pris sa revanche au Masters de Londres la même année, avant que Djokovic ne s'impose en demi-finale de l'Open d'Australie 2020.
Rivaux jusqu'au bout
Au fond, Djokovic ne fait que dire tout haut ce que tout le monde savait : ces deux-là n'ont jamais été amis. Leur rivalité a été l'une des plus belles de l'histoire du sport, justement parce qu'elle était sans concession. Reste qu'en choisissant Bâle pour le rappeler, le Serbe a raté une belle occasion de tendre la main. Pendant ce temps, le tennis mondial a un nouveau patron : Alexander Zverev, qui sera n°1 mondial lundi.
