⛵ Voile
Tom Laperche 🇫🇷 a remporté la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026 à la barre de l'Ultim SVR-Lazartigue, dimanche 8 novembre à 3h31 (heure de Paris), en 6 jours 14 heures 29 minutes et 40 secondes. Un chrono qui efface de plus de cinq heures le record de Charles Caudrelier (2022). Trophée en main à Pointe-à-Pitre, le skipper a raconté sa traversée.
| 🏆 La victoire en chiffres |
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| Vainqueur | 🇫🇷 Tom Laperche (SVR-Lazartigue, Ultim) |
| Temps | 6 j 14 h 29 min 40 s |
| Parcours | Saint-Malo → Pointe-à-Pitre |
| Vitesse moyenne | 22,4 nœuds (41,5 km/h) |
| Arrivée | Dimanche 8 novembre, 3h31 (heure de Paris) |
| Ancien record | Charles Caudrelier, 6 j 19 h 47 min 25 s (2022) |
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Un rêve d'enfant de La Trinité
Pour le Trinitain, la victoire referme une boucle ouverte sur les pontons de son enfance.
« C'est toute mon histoire depuis mon enfance à la Trinité-sur-Mer. J'ai toujours vu des images incroyables d'arrivées ici, de grands champions depuis des décennies. Mon rêve, c'était d'abord de naviguer un jour sur ces bateaux, peut-être d'en faire du solitaire et pourquoi pas de courir la Route du Rhum. Alors la gagner à la barre du plus beau des bateaux de l'édition 2026, ça me rend très, très heureux » — Tom Laperche
Le virus vient aussi de la famille : son père avait lui-même couru la Route du Rhum et terminé 4e en Multi50 en 2010.
« J'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont emmené naviguer en croisière, un papa qui a fait la Route du Rhum et qui est arrivé ici en 2010. C'était une belle expérience de ramener ensuite le bateau à ses côtés et de passer des nuits et des jours en mer » — Tom Laperche
« En fusion complète avec le bateau »
Sur l'eau, Laperche dit avoir vécu l'un de ces rares moments où tout s'aligne.
« À chaque risée, à chaque changement de voile, j'étais en fusion complète avec le bateau. J'avais envie que ce bateau, il vole et qu'il aille le plus vite possible. (…) J'étais en état de grâce. Dans ma vie, j'ai eu deux, trois moments où tout s'est bien déroulé et où rien ne pouvait m'arriver : sur la Solitaire du Figaro (2022) et au début de l'Arkéa Ultim Challenge Brest (2024) » — Tom Laperche
Une course pourtant loin d'être simple, privée d'alizé et imposant des routes très au nord.
« Il n'y avait pas d'alizé, ce qui nous a obligé à prendre des routes assez nord. (…) C'est sûr qu'on a eu beaucoup de changements de voile, de transitions, d'ajustements et des manœuvres très longues. Il faut dépenser beaucoup d'énergie et tout le temps se remobiliser. J'ai adoré être dans cette difficulté, dans le dépassement de soi » — Tom Laperche
Le démâtage d'Armel Le Cléac'h « m'a glacé le sang »
Le skipper a aussi eu une pensée pour Armel Le Cléac'h et le Team Banque Populaire, victimes d'un démâtage pendant la course.
« Quand j'ai appris le démâtage d'Armel, tout seul au milieu de l'océan, ça a été une sacrée émotion, ça m'a glacé le sang. (…) Cet accident nous rappelle que c'est un sport extraordinaire mais qu'on est toujours à la limite, que ces bateaux sont exceptionnels mais qu'on est toujours sur un fil » — Tom Laperche
Gabart, Bidégorry, Cammas
Il a enfin salué son équipe technique, « extraordinaire », et ses mentors.
« Je crois que je ne remercierai jamais assez François Gabart pour avoir cru en moi. Il était convaincu que j'étais capable de mener ces grands bateaux avant que je ne le sache moi-même. (…) Les deux autres personnes qui m'ont beaucoup apporté pour être à ce niveau de maîtrise aujourd'hui sont Pascal Bidégorry et Franck Cammas » — Tom Laperche
Déjà tourné vers la suite, il ne cache pas son prochain grand objectif.
« Ce que je n'ai pas encore réussi à faire, c'est un tour du monde complet sur ces bateaux-là. Et dans notre sport, c'est un challenge qui reste très important » — Tom Laperche
Revivez aussi les dernières heures avant son arrivée à Pointe-à-Pitre.