Il y a dix-huit mois, Nikola Bartunkova pointait au 517e rang mondial et écumait chaque semaine les tournois ITF en Europe. La Tchèque de 20 ans est aujourd'hui 34e, son meilleur classement WTA, et jouera jeudi à Pékin son premier quart de finale en WTA 1000, après avoir sorti la n°2 mondiale Aryna Sabalenka au troisième tour.
« Une année incroyable »
Mardi, en huitièmes, elle a écarté Sinja Kraus 6-0, 4-6, 6-3. Pas de quoi lui faire perdre le sens des réalités.
Guadalajara, Melbourne, Rome : marche après marche
Pas de coup d'éclat isolé : c'est la régularité, tournoi après tournoi, qui l'a portée. Premier signal à Guadalajara, en septembre 2025. Invitée dans le grand tableau, elle file en demi-finales, battue par la future lauréate Iva Jovic, aujourd'hui dans le top 15.
À l'Open d'Australie, sortie des qualifications pour son premier grand tableau en Grand Chelem, elle bat Daria Kasatkina, puis Belinda Bencic, qui restait sur douze victoires de rang. Première top 10 éliminée du tournoi.
Sur terre, repêchée comme lucky loser à Rome, elle atteint les huitièmes en sortant Madison Keys. Sur gazon, finale au WTA 125 de Birmingham, puis quart à Berlin perdu de peu contre Sabalenka, alors n°1 mondiale.
« Depuis Berlin, je savais que j'en étais capable »
Cette défaite serrée en Allemagne lui a servi de repère. À Pékin, le match a tourné de son côté.
Un jeu « imprévisible », inspiré de Federer et Alcaraz
Bartunkova qualifie elle-même son tennis d'« imprévisible » : agressif, varié, avec coups droits, slices et volées. Ses modèles, cités après sa victoire sur Bencic à Melbourne : Roger Federer et Carlos Alcaraz.
Prochain test jeudi en quarts de finale, face à sa compatriote Karolina Muchova.
