🎾 Tennis·WTA — Nikola Bartunkova

Il y a dix-huit mois, Nikola Bartunkova pointait au 517e rang mondial et écumait chaque semaine les tournois ITF en Europe. La Tchèque de 20 ans est aujourd'hui 34e, son meilleur classement WTA, et jouera jeudi à Pékin son premier quart de finale en WTA 1000, après avoir sorti la n°2 mondiale Aryna Sabalenka au troisième tour.

« Une année incroyable »

Mardi, en huitièmes, elle a écarté Sinja Kraus 6-0, 4-6, 6-3. Pas de quoi lui faire perdre le sens des réalités.

« Ça a été une année incroyable pour moi. Je ne m'attendais pas, avant cette saison, à jouer comme ça et à me retrouver ici. C'est super, mais pour l'instant je me concentre sur moi, sur l'amélioration de mon jeu, parce que c'est encore du 50-50 à chaque match. Je suis encore jeune, j'ai besoin d'engranger de l'expérience, c'est mon objectif désormais. » — Nikola Bartunkova

Guadalajara, Melbourne, Rome : marche après marche

Pas de coup d'éclat isolé : c'est la régularité, tournoi après tournoi, qui l'a portée. Premier signal à Guadalajara, en septembre 2025. Invitée dans le grand tableau, elle file en demi-finales, battue par la future lauréate Iva Jovic, aujourd'hui dans le top 15.

À l'Open d'Australie, sortie des qualifications pour son premier grand tableau en Grand Chelem, elle bat Daria Kasatkina, puis Belinda Bencic, qui restait sur douze victoires de rang. Première top 10 éliminée du tournoi.

Sur terre, repêchée comme lucky loser à Rome, elle atteint les huitièmes en sortant Madison Keys. Sur gazon, finale au WTA 125 de Birmingham, puis quart à Berlin perdu de peu contre Sabalenka, alors n°1 mondiale.

« Depuis Berlin, je savais que j'en étais capable »

Cette défaite serrée en Allemagne lui a servi de repère. À Pékin, le match a tourné de son côté.

« Ça veut dire que j'ai battu une numéro 1, et c'est une championne de Grand Chelem. À Berlin, j'avais fait un match très serré contre elle. Je savais que je pouvais jouer avec les meilleures. Depuis Berlin, je savais que j'en étais capable. » — Nikola Bartunkova

Un jeu « imprévisible », inspiré de Federer et Alcaraz

Bartunkova qualifie elle-même son tennis d'« imprévisible » : agressif, varié, avec coups droits, slices et volées. Ses modèles, cités après sa victoire sur Bencic à Melbourne : Roger Federer et Carlos Alcaraz.

« Je pense que mon jeu est le même contre toutes les joueuses. Parfois, l'adversaire se déplace mieux, va plus vite, mais mon jeu reste toujours le même. J'essaie d'aller à la volée. J'essaie de lâcher davantage mes coups, c'est ça le plan. » — Nikola Bartunkova

Prochain test jeudi en quarts de finale, face à sa compatriote Karolina Muchova.