🎯 Biathlon

Elle a choisi de faire bande à part, et l'Allemagne du biathlon s'est demandé pourquoi. Vanessa Voigt a passé l'été loin du groupe féminin, avec un programme d'entraînement individuel qui a fait jaser. La Thuringienne, elle, balaie la polémique d'un revers de main. Le juge de paix tombera fin novembre, à Kontiolahti, pour l'ouverture de la saison 2026-2027.

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Absente à Ramsau, et ça se remarque

L'annonce avait surpris il y a quelques semaines : Voigt ne suivrait pas le programme collectif de l'équipe d'Allemagne pendant la préparation estivale.

Le décalage est devenu visible quand ses coéquipières ont enchaîné les séances intensives en stage à Ramsau, en Autriche. Elle n'était pas du voyage. De quoi alimenter les questions sur ses raisons et sur la pertinence de ce choix, à quelques semaines du début de l'hiver.

« L'affaire a été largement exagérée »

Mi-octobre, au festival Loop One organisé dans le Parc olympique de Munich, l'Allemande a remis les choses à plat. Pas de rupture, pas de drame, assure-t-elle : simplement une autre façon de travailler.

« Je pense que l'affaire a été largement exagérée. Je m'entraîne comme tout le monde. » Vanessa Voigt

Message clair, ton ferme. Voigt ne veut pas que sa méthode devienne un feuilleton. Et pour couper court aux spéculations, elle a choisi la transparence : ses séances, elle les partage désormais sur Instagram.

« Un lieu de travail idéal »

Dernière en date, une courte vidéo tournée en ski-roues aux côtés de sa compatriote Steffi Scherer.

La neige se fait encore attendre en plaine, alors le duo avale les kilomètres sur l'asphalte, dans un décor de carte postale : des forêts aux couleurs de l'automne, des sommets déjà poudrés de blanc et un lac d'un bleu limpide.

La biathlète l'a légendée « Un lieu de travail idéal », émojis à l'appui. Elle ne dit pas où elle se trouve, ce qui a piqué la curiosité de ses abonnés. « Où est ce rêve ? », a demandé l'un d'eux.

🎯 Vanessa Voigt : le pari en bref
  • Le choix : une préparation estivale en solo, hors des stages du groupe féminin allemand
  • Le stage manqué : Ramsau, où ses coéquipières ont enchaîné les séances intensives
  • Sa partenaire : sa compatriote Steffi Scherer, en ski-roues
  • Le verdict : fin novembre, à Kontiolahti 🇫🇮, pour l'ouverture de la Coupe du monde 2026-2027
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Kontiolahti, l'heure de vérité

Les feuilles jaunies côtoient déjà les sommets enneigés : l'hiver arrive à grands pas, et avec lui le départ pour la Finlande. Voigt vise un pic de forme pour la première étape de Coupe du monde, fin novembre à Kontiolahti. C'est là qu'on saura si son pari était le bon. Son atout principal, lui, n'a pas changé : la carabine. L'hiver dernier, elle a terminé en tête de notre classement des meilleures tireuses, devant Camille Bened. Si les skis suivent, ses détracteurs auront vite la réponse.

Face à elle, la concurrence s'organise. En France, l'encadrement mise au contraire sur un collectif de spécialistes, comme l'explique Siegfried Mazet, pour qui les Bleus ont pris de l'avance sur la Norvège. Deux philosophies, un même objectif : être prêtes le jour J.