⛷️ Ski de fond·Le Dauphiné Libéré

Trois médailles d'argent à Milan-Cortina, sur le skiathlon, le 10 km et le relais. Et pourtant, Mathis Desloges ne parle que d'une couleur : l'or. Dans un entretien au Dauphiné Libéré, le fondeur français fixe le cap sur les Jeux de 2030, annonce un nouveau partenaire et se dit prêt pour l'ouverture de la Coupe du monde à Ruka.

« Ce printemps, j'ai eu besoin de récupérer davantage »

Un hiver olympique laisse des traces. Desloges l'a mesuré dès le printemps, en apprenant à lire autre chose que ses chiffres.

« Pour savoir où j'en suis, je fonctionne beaucoup aux datas, mais il y a aussi des choses qu'elles ne révèlent pas. J'essaie d'écouter mon corps, de mieux me connaître. Ce printemps, j'ai eu besoin de récupérer davantage que je ne l'imaginais. » Mathis Desloges 

L'or en 2030, la seule ligne d'horizon

Ses podiums olympiques lui ont ouvert des portes. Le Français veut les transformer en levier, avec une seule idée en tête.

« Il y a eu des sollicitations, d'autres cet automne. Je veux capitaliser sur ces médailles pour m'offrir des perspectives de performance pour 2030. J'essaie de m'entourer de partenaires qui ont la même vision que moi pour remporter l'or aux prochains JO. » Mathis Desloges

Premier signe concret : il porte désormais le bandeau Cimalpes, une structure qui accompagne déjà un groupe d'athlètes et qui ouvre pour la première fois ses portes à un fondeur.

« Je viens d'intégrer le team Cimalpes, qui est mon nouveau partenaire pour cet hiver. C'est cool ce que cette structure a réussi à construire autour de son team d'athlètes, et qu'ils aient intégré un fondeur, c'est chouette. J'espère que d'autres arriveront. » 

Un message qui résonne dans un contexte tendu pour le portefeuille des fondeurs, alors que la FIS réduit sa participation aux primes de Coupe du monde.

Ruka, un terrain qui lui réussit

La saison s'ouvrira en Finlande, sur une piste où il a toujours su briller en mass start : 9e en 2024, 6e l'hiver dernier.

« La première étape de Coupe du monde sera à Ruka, sur un site que j'apprécie et où j'ai toujours réussi lors de la mass start. Cette année post-olympique est particulière. Il faudra prendre des décisions en temps voulu en s'écoutant et adapter l'organisation. Mais je me sens prêt pour le début de saison. » 

Le discours est mesuré, l'ambition ne l'est pas. Avec Victor Lovera, Hugo Lapalus et Théo Schely, ses partenaires du relais d'argent, Desloges portera cet hiver une équipe de France qui n'a plus le statut d'outsider.

Reste à le confirmer dès les premiers rendez-vous.