Trois médailles d'argent à Milan-Cortina, sur le skiathlon, le 10 km et le relais. Et pourtant, Mathis Desloges ne parle que d'une couleur : l'or. Dans un entretien au Dauphiné Libéré, le fondeur français fixe le cap sur les Jeux de 2030, annonce un nouveau partenaire et se dit prêt pour l'ouverture de la Coupe du monde à Ruka.
« Ce printemps, j'ai eu besoin de récupérer davantage »
Un hiver olympique laisse des traces. Desloges l'a mesuré dès le printemps, en apprenant à lire autre chose que ses chiffres.
L'or en 2030, la seule ligne d'horizon
Ses podiums olympiques lui ont ouvert des portes. Le Français veut les transformer en levier, avec une seule idée en tête.
Premier signe concret : il porte désormais le bandeau Cimalpes, une structure qui accompagne déjà un groupe d'athlètes et qui ouvre pour la première fois ses portes à un fondeur.
Un message qui résonne dans un contexte tendu pour le portefeuille des fondeurs, alors que la FIS réduit sa participation aux primes de Coupe du monde.
Ruka, un terrain qui lui réussit
La saison s'ouvrira en Finlande, sur une piste où il a toujours su briller en mass start : 9e en 2024, 6e l'hiver dernier.
Le discours est mesuré, l'ambition ne l'est pas. Avec Victor Lovera, Hugo Lapalus et Théo Schely, ses partenaires du relais d'argent, Desloges portera cet hiver une équipe de France qui n'a plus le statut d'outsider.
Reste à le confirmer dès les premiers rendez-vous.
