L'hiver n'a pas commencé que la Norvège est déjà en ébullition. La nouvelle règle de sélection pour l'ouverture de la Coupe du monde à Ruka ne passe pas auprès des cadres de l'équipe nationale. En cause : la décision du président du comité de ski de fond, Håkon Solvik, d'effacer le classement de l'hiver dernier et de remettre tout le monde sur la même ligne de départ.
Beitostølen, juge de paix unique
Le principe est simple : plus aucun avantage pour les membres de l'équipe nationale. Le week-end d'ouverture de Beitostølen établira le classement final et servira de sélection pour tous.
Les athlètes qui avaient bâti leur préparation autour du premier rendez-vous de Coupe du monde, en Finlande, se retrouvent obligés d'être affûtés plus tôt que prévu, sur les pistes norvégiennes.
Iversen : « Un véritable coup de tonnerre »
Le plus virulent s'appelle Emil Iversen. À 35 ans, le vétéran de l'équipe nationale ne digère ni la décision, ni la manière dont elle a été annoncée.
Le Norvégien va plus loin et accuse Solvik de privilégier une structure régionale, le Trøndersk Skilaug, au détriment de l'équipe nationale.
Un conflit qui couve depuis des mois
Le bras de fer entre l'équipe nationale et les équipes privées et régionales n'est pas nouveau en Norvège.
Il revient cette fois sur le devant de la scène à quelques semaines du lancement de la saison, alors que la Coupe du monde reste sans sponsor principal.
Pour la nation reine du fond, l'ambiance de début d'hiver est électrique. Et rien ne dit que Beitostølen suffira à calmer les esprits.
