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L'âge n'y fait rien. À 39 ans, Jakov Fak s'apprête à attaquer sa 19e saison de Coupe du monde, avec la même faim qu'à ses débuts. Opéré du genou droit en décembre dernier, le Slovène, double champion du monde et médaillé olympique, a passé les derniers mois à reconstruire son corps. Et il se dit prêt.

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« Oui, je suis de nouveau symétrique. Je travaille constamment dessus, et maintenant il n'y a plus de problèmes, tout va très bien. L'entraînement se déroule également comme prévu. » Jakov Fak / Siol.net

Un genou réparé, un corps rééquilibré

Avant l'intervention, Fak compensait sa douleur en surchargeant son genou gauche. Un déséquilibre qu'il a corrigé patiemment tout l'été, en s'appuyant sur une expérience accumulée en presque vingt ans de haut niveau.

« Si vous voulez vous sentir bien et avoir un corps aussi fonctionnel que possible, vous devez travailler dur. J'ai acquis une expérience et des connaissances supplémentaires que je pourrai mettre en pratique même lorsque je ne serai plus athlète. » Jakov Fak

Un dernier défi à relever

Aux Jeux de Milan-Cortina, malgré un physique diminué, il a encore été le meilleur Slovène. Pas suffisant pour le satisfaire. C'est ce sentiment d'inachevé, ce besoin de se prouver quelque chose à lui-même, qui le pousse à continuer.

Sa dernière victoire remonte au 13 mars 2025, sur l'individuel court de Pokljuka, devant un public à qui il avait fait des adieux émus, persuadé de vivre l'une de ses dernières courses. Il y sera finalement de retour les 2 et 3 janvier, Pokljuka ouvrant cette fois l'année 2027.

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Auchentaller, un nouveau regard

Le récent stage en Italie a été le premier avec le nouvel entraîneur national, l'Italien Armin Auchentaller. Une collaboration que Fak aborde avec curiosité, et un brin d'humour.

« C'est toujours intéressant quand quelqu'un de nouveau arrive, car chaque entraîneur a sa propre approche. Je suis curieux d'observer sa méthode, que nous combinons avec ma propre expérience. Après tout, peu d'entraîneurs ont l'expérience de la formation d'athlètes de 39 ans. » Jakov Fak
« Quand les athlètes ont mon âge, les entraîneurs ont tendance à accorder plus d'importance à leurs opinions et à ce qu'ils ont déjà testé à l'entraînement. D'une certaine manière, cela devient une forme de mentorat, et c'est positif. » 

Quant à l'après-carrière, il n'y pense pas encore.

« Je suis encore là, concentré sur l'entraînement, et je m'efforce de corriger mes faiblesses autant que possible pour être compétitif. Mon objectif principal est d'atteindre la meilleure condition physique possible et d'exploiter au mieux mes atouts en compétition. » Jakov Fak

Pendant que d'autres raccrochent, comme l'Allemande Juliane Frühwirt à 28 ans, le vétéran slovène, lui, repart pour un tour.