Il y a un an, il courait la Coupe IBU. Quelques mois plus tard, il était champion olympique. À l'heure d'attaquer un nouvel hiver, Johannes Dale-Skjevdal revient sur la saison la plus folle de sa carrière, et sur la leçon qu'il en tire : « Il ne faut jamais abandonner quand on a une dernière chance. »
Le scénario paraît écrit par un scénariste en manque d'inspiration réaliste. Deux relégations en Coupe IBU en trois ans, un dernier ticket arraché en novembre 2025 lors des sélections de Geilo, puis deux podiums au Grand-Bornand qui lui ouvrent les portes de ses premiers Jeux. À Milano Cortina, le Norvégien termine sixième du sprint et de la poursuite, avant de s'offrir l'or sur la mass start, sa dernière course olympique. Au retour d'une rude journée d'entraînement au Passo Lavazè, il s'est confié à l'IBU.
🥇 « Seules les médailles comptent »
Dale-Skjevdal ne se raconte pas d'histoire. Il savait qu'il avait le niveau pour gagner un grand jour, mais aussi que ces occasions se comptent sur les doigts d'une main dans une carrière. Ses deux top 6 ? Il les balaie d'un revers de main.
« Chez moi », car Antholz est son jardin : deuxième de la mass start en 2024 sur la piste de la Südtirol Arena, il y a abordé la course olympique avec un calme rare. Seul en tête après le troisième tir, il savait exactement quoi faire.
🎰 « Comme gagner au loto »
L'or olympique est d'abord le fruit d'une remontée improbable depuis l'antichambre. Le Norvégien le reconnaît sans fausse modestie : vu de la Coupe IBU, les Jeux tenaient du tirage chanceux.
👶 La paternité, son meilleur entraînement
Le déclic n'est pas venu que du stand de tir. Devenu père, le Norvégien de 29 ans assure avoir trouvé ce qui lui manquait, quand le biathlon tournait à la routine d'une saison à l'autre.
🔄 Nouveaux coachs, nouvelle donne
La Norvège a changé de visage cet été avec l'arrivée de Patrick Oberegger et Anders Overby, et Dale-Skjevdal s'entraîne désormais au quotidien aux côtés de la jeune garde, Johan-Olav Botn et Martin Uldal en tête. De quoi relancer la machine après dix ans dans le même moule.
Sa feuille de route pour l'hiver tient en une phrase : ne pas se compliquer la vie. Quand il force au tir, ça ne passe pas, il le sait. Le champion olympique doit retrouver ce rythme et cette fluidité qui l'ont porté jusqu'à l'or. Avec une concurrence interne féroce, la place de titulaire ne lui sera pas offerte pour autant.
