🎯 Biathlon

Il y a un an, il courait la Coupe IBU. Quelques mois plus tard, il était champion olympique. À l'heure d'attaquer un nouvel hiver, Johannes Dale-Skjevdal revient sur la saison la plus folle de sa carrière, et sur la leçon qu'il en tire : « Il ne faut jamais abandonner quand on a une dernière chance. »

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Le scénario paraît écrit par un scénariste en manque d'inspiration réaliste. Deux relégations en Coupe IBU en trois ans, un dernier ticket arraché en novembre 2025 lors des sélections de Geilo, puis deux podiums au Grand-Bornand qui lui ouvrent les portes de ses premiers Jeux. À Milano Cortina, le Norvégien termine sixième du sprint et de la poursuite, avant de s'offrir l'or sur la mass start, sa dernière course olympique. Au retour d'une rude journée d'entraînement au Passo Lavazè, il s'est confié à l'IBU.

« Honnêtement, c'est encore incroyable ! C'est un souvenir formidable auquel je repense souvent. C'est toujours aussi génial et ça le sera toujours ! » — Johannes Dale-Skjevdal

🥇 « Seules les médailles comptent »

Dale-Skjevdal ne se raconte pas d'histoire. Il savait qu'il avait le niveau pour gagner un grand jour, mais aussi que ces occasions se comptent sur les doigts d'une main dans une carrière. Ses deux top 6 ? Il les balaie d'un revers de main.

« J'ai aussi fait deux autres bonnes courses, mais ça n'intéresse personne. Seules les médailles comptent. Remporter cette médaille d'or olympique chez moi, c'est quelque chose que peu de gens ont la chance de faire » — Johannes Dale-Skjevdal

« Chez moi », car Antholz est son jardin : deuxième de la mass start en 2024 sur la piste de la Südtirol Arena, il y a abordé la course olympique avec un calme rare. Seul en tête après le troisième tir, il savait exactement quoi faire.

« J'étais exceptionnellement calme pour un jour de compétition. J'avais beaucoup de confiance en moi, ce qui m'a permis d'être plus à l'aise et plus serein dans cette position » — Johannes Dale-Skjevdal
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🎰 « Comme gagner au loto »

L'or olympique est d'abord le fruit d'une remontée improbable depuis l'antichambre. Le Norvégien le reconnaît sans fausse modestie : vu de la Coupe IBU, les Jeux tenaient du tirage chanceux.

« Il y a un an, je n'aurais jamais pu l'imaginer. Je pensais que participer aux Jeux olympiques, c'était comme gagner au loto : il faut dix bons numéros ! Le chemin a été semé d'embûches » — Johannes Dale-Skjevdal

👶 La paternité, son meilleur entraînement

Le déclic n'est pas venu que du stand de tir. Devenu père, le Norvégien de 29 ans assure avoir trouvé ce qui lui manquait, quand le biathlon tournait à la routine d'une saison à l'autre.

« Avoir un enfant a apporté énormément de joie à ma vie. Pouvoir alterner entre le biathlon et la vie de famille, c'est formidable. Ne plus être constamment concentré sur le biathlon m'a fait un bien fou » — Johannes Dale-Skjevdal

🔄 Nouveaux coachs, nouvelle donne

La Norvège a changé de visage cet été avec l'arrivée de Patrick Oberegger et Anders Overby, et Dale-Skjevdal s'entraîne désormais au quotidien aux côtés de la jeune garde, Johan-Olav Botn et Martin Uldal en tête. De quoi relancer la machine après dix ans dans le même moule.

« Les choses sont un peu différentes de ces dix dernières années, et c'est en soi une excellente source de motivation. C'est un grand plaisir, notamment d'avoir de nouveaux coéquipiers » — Johannes Dale-Skjevdal

Sa feuille de route pour l'hiver tient en une phrase : ne pas se compliquer la vie. Quand il force au tir, ça ne passe pas, il le sait. Le champion olympique doit retrouver ce rythme et cette fluidité qui l'ont porté jusqu'à l'or. Avec une concurrence interne féroce, la place de titulaire ne lui sera pas offerte pour autant.

« Je le vois bien quand je force trop au tir : ça ne marche pas. J'ai besoin de retrouver ce rythme, cette fluidité, et de ne pas me compliquer la vie » — Johannes Dale-Skjevdal
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