🎯 Biathlon

Julia Tannheimer ne pense pas comme tout le monde. Interrogée par Eurosport, la jeune Allemande affirme que son plus grand rêve n'est pas l'or olympique mais le gros globe de cristal. Elle détaille aussi le gros chantier de son été, le tir, et revient sur une déclaration qui a fait parler.

Déjà assurée de sa place en Coupe du monde selon Sandra Flunger, Julia Tannheimer a des ambitions claires pour les années à venir. Mais la hiérarchie de ses rêves surprend.

« Je crois que le grand objectif, c'est de gagner un jour les Jeux olympiques ou des Mondiaux, ou en fait mon plus grand objectif, c'est de gagner un jour le classement général de la Coupe du monde (…). C'est mon rêve » — Julia Tannheimer

Au journaliste qui lui demande si elle place vraiment un gros globe au-dessus d'un titre olympique, elle répond « oui » sans hésiter, et s'explique.

« Un gros globe, ça veut dire qu'il faut être la meilleure biathlète sur toute une saison. Un titre olympique, c'est, comment dire, évidemment énorme aussi, mais au fond c'est juste un jour où tout doit être parfait Et surtout sans résultats retirés, il faut que ça marche super bien sur, je ne sais pas combien il y a de courses, 30 courses, et ça, je crois que c'est un défi encore plus grand » — Julia Tannheimer

Elle s'appuie sur l'exemple de Franziska Preuß, qui avait elle aussi décrit le gros globe comme l'une des plus grandes choses de sa carrière.

Le tir, chantier prioritaire

Pour viser aussi haut, il faudra régler le problème qui l'a freinée l'an dernier : le tir. Avec le nouveau staff, elle a revu sa respiration et retouché son action sur la détente.

« Avant, je réinspirais toujours directement après le tir. Maintenant, je commence par expirer encore un peu d'air, comme ça en inspirant je ne descends pas trop sous la cible (…). Parce que plus ce chemin est long, plus on arrive vite sur la cible, et ça, c'est une simple faute passive » — Julia Tannheimer

Au Loop One Festival de Munich, le bilan au tir a été mitigé, mais elle se dit confiante : aux championnats d'Allemagne comme à l'entraînement, c'est « nettement mieux que l'an dernier ».

« Je ne m'attends pas à super bien tirer à chaque course. J'espère simplement qu'il y aura cette année de plus en plus de courses où je tire à 90 ou 100 % » — Julia Tannheimer

« Bien plus grave que ce que je voulais dire »

L'Allemande a aussi recadré une précédente déclaration, largement reprise, sur les sacrifices du haut niveau. Interrogée sur ce qui est le plus difficile pour elle dans le biathlon, elle avait évoqué le fait de ne plus voir ses amis dans des lieux fermés.

« Je crois que cette interview a été interprétée par tous les médias de façon bien plus grave que ce que je voulais dire (…). Aller se promener, ce n'est pas du tout un problème » — Julia Tannheimer

Côté staff, elle apprécie l'arrivée de Sandra Flunger, première femme à la tête des Allemandes : « C'est vraiment une équipe sympa. » Quant au départ de Franziska Preuß, elle estime qu'on n'en mesurera l'effet qu'en hiver, la championne ayant déjà fait ses stages de son côté l'an dernier.