La double championne olympique a raccroché, mais elle n'a pas le temps de s'ennuyer. Depuis septembre, Michelle Gisin étudie les sciences politiques, la philosophie et l'économie à l'université de Lucerne. Et les débuts n'ont rien eu d'une descente tranquille.
Mardi 3 novembre, Michelle Gisin a officialisé la fin de sa carrière (lire notre article sur sa retraite). La Suissesse, sacrée en combiné aux Jeux de 2018 et de 2022, avait déjà préparé l'après. À 32 ans, elle a repris le chemin des amphithéâtres, à plein temps, quatre jours par semaine, tout en poursuivant sa rééducation. Elle s'est confiée au quotidien allemand Merkur.
💻 Le choc des premières semaines
L'informatique et les outils numériques l'ont d'abord déstabilisée. Sa première impression : tout le monde était parfaitement préparé, sauf elle. Avant de découvrir que ses camarades vivaient exactement la même chose. Pour s'intégrer, l'ancienne skieuse s'est fait violence et s'est rendue aux soirées d'accueil, une tradition des universités suisses.
Plus âgée que la plupart de ses camarades, elle en sourit. Les soirées endiablées attendront : « Pas encore ! Disons plutôt pas encore… », glisse-t-elle en riant. Entre les cours, la rééducation et le sport qu'elle compte garder au quotidien, l'agenda est déjà plein.
🏔️ La politique climatique en ligne de mire
Le choix de la filière n'a rien d'un hasard. Ambassadrice de l'association Protect Our Winters depuis 2018, Michelle Gisin se passionne pour la politique climatique et envisage de s'orienter dans ce domaine. Après des années à courir le monde, elle voulait aussi se rapprocher de chez elle.
Une reconversion réfléchie, à l'image d'une skieuse qui n'a jamais été un simple chronomètre sur pattes. Le Cirque blanc perd une championne, l'université de Lucerne gagne une étudiante qui sait ce que travailler veut dire.
