⛷️ Ski alpin

Le stage de préparation s'est bien passé, les sensations sont encourageantes. Matthieu Bailet poursuit sa préparation aux États-Unis ces prochaines semaines, avant l'ouverture de la Coupe du monde de vitesse le 28 novembre à Copper Mountain, dans le Colorado. Au micro de BFM TV, le descendeur niçois a dévoilé l'état d'esprit qui l'anime : oser, enfin.

« Retrouver cette liberté »

Cet été, Bailet a beaucoup travaillé sur le plan psychologique. Avec une idée fixe : ne plus se brider en course.

« Aujourd'hui, j'ai un vrai objectif. Ça a été tout le but de cette approche et de ce travail psychologique : retrouver cette liberté et surtout m'autoriser la prise de risque sur les skis. » Matthieu Bailet

L'exemple qu'il cite lui reste en travers de la gorge. L'hiver dernier à Livigno, le Français a filé vers son premier succès en Coupe du monde, avant de sortir de piste tout près de l'arrivée.

« Le meilleur exemple, c'est Livigno l'année dernière, où je suis à deux portes de ma victoire en Coupe du monde et où je fais une sortie de piste. Mais en même temps, si je ne fais que des Livigno cet hiver et que ça passe deux ou trois fois, ça fera deux ou trois victoires et ce sera la plus belle saison de ma carrière. » Matthieu Bailet

Nouveau matériel, nouveau technicien

Il reste encore du travail avant le premier départ. Le Niçois a pris une décision lourde cet été : changer de matériel, un choix loin d'être anodin pour un descendeur. Il compte sur les dernières journées d'entraînement pour régler les détails.

« On a encore quelques belles journées d'entraînement, je l'espère. Il me manque quelques journées pour peaufiner certaines choses. » 
« Nouveau technicien, ça veut dire nouvelle relation, nouvelles discussions. Je suis arrivé avec beaucoup d'exigences, beaucoup de questions et sincèrement, ça s'est très bien passé. Après, la vérité se verra et se racontera cet hiver. » Matthieu Bailet

« Ma première non-sélection officielle »

Avant de se tourner vers cette saison, il a fallu digérer la précédente. Un hiver contrasté, marqué par la joie d'un podium à Val Gardena et la déception de ne pas être retenu pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina.

« C'est compliqué. C'est ma première non-sélection officielle, la première fois depuis que je suis en Coupe du monde que je ne me rends pas sur un événement. Aujourd'hui, c'est devenu une leçon, un apprentissage. Je ne suis pas le premier à qui ça arrive, je ne serai pas le dernier. » 
« Au contraire, ça donne encore plus faim, pour la chance que j'ai d'avoir les prochains Jeux olympiques à la maison. » Matthieu Bailet

Les Jeux de 2030 auront lieu dans les Alpes françaises.

D'ici là, l'hiver de Bailet passera aussi par les Mondiaux de Crans-Montana, en février 2027, sur les terres de Marco Odermatt.