🎯 Biathlon

Trois médailles olympiques dont deux en or, trois petits globes et le gros globe : Éric Perrot a tout raflé l'hiver dernier. À trois semaines de la reprise, le 26 novembre, le leader des Bleus assure sur la chaîne L'Équipe qu'il a déjà tourné la page, sans contrecoup ni coup de blues.

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Retrouver la faim après avoir tout gagné ? Pour Éric Perrot, la réponse tient en une règle simple : laisser le palmarès derrière soi plutôt que de le contempler. Chez lui, les trophées ne sont même pas exposés.

La pause du printemps lui a permis de digérer une saison à double objectif, Coupe du monde et Jeux, puis la préparation a été adaptée, avec un stage en Norvège et du travail individuel hors du cadre de l'équipe de France. Les sensations sont bonnes, assure-t-il, à l'approche de la dernière ligne droite sur neige.

Son cap est clair : construire un projet solide sur quatre ans, pour s'inscrire dans la durée et ne pas rester l'homme d'un seul hiver. Avec, au bout, les Jeux de 2030 à domicile.

🧠 Pas de préparateur mental, mais beaucoup d'écoute

Perrot n'a pas de préparateur mental. Le travail se fait en autonomie et dans les échanges avec son entourage, explique-t-il.

Pour lui, la vraie préparation mentale, c'est une connaissance de soi construite au fil des années, qui permet d'anticiper ses réactions dans la réussite comme dans la difficulté. Il n'exclut pas un accompagnement ciblé si le besoin se fait sentir.

Confiant dans son projet, le Français refuse pourtant de s'enfermer dans ses certitudes. Préparateurs physiques, entraîneurs de tir, famille : leur regard lui sert de garde-fou pour corriger la trajectoire en cas de dérive.

🇫🇷 Leader à 100 % avec l'équipe de France

Tête d'affiche du biathlon français, il s'entraîne à 100 % avec les Bleus et salue l'arrivée de Siegfried Mazet, fort de son expérience auprès des meilleurs Norvégiens.

Un staff qui a connu plusieurs générations de champions et des phases d'échec, et qui a donc, selon Perrot, le recul nécessaire pour viser 2030.

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🏅 Aucun spleen post-olympique

Contrairement à d'autres sportifs, Perrot assure n'avoir subi aucun contrecoup après les Jeux. Il en a pourtant parlé avec Florent Manaudou, qui lui a décrit le contraste brutal du retour au quotidien.

Son secret : ne pas avoir attendu des Jeux qu'ils changent sa vie. Et la Coupe du monde, qui reprenait une semaine seulement après les épreuves olympiques, a lissé la transition.

En dehors du biathlon, le temps libre file vers les amis, les échecs, le football, le ski et la randonnée en montagne, avec quelques moments plus festifs au printemps.

🚴 Jacquelin au vélo ? Pas pour lui

L'absence d'Émilien Jacquelin, parti se consacrer au cyclisme, est une perte pour les relais, reconnaît Perrot, qui salue toutefois une initiative enthousiasmante portée par le panache de son coéquipier.

Lui ne s'y voit pas : ni double carrière, ni changement de discipline. Sa priorité reste exclusivement le biathlon.

Et vu la manière dont la Norvège le surveille déjà, avec un Patrick Oberegger qui le qualifie d'athlète exceptionnel, le Français aura besoin de toute cette sérénité.