Falaises, criques, dunes et phares : le GR34 longe l'intégralité de la côte bretonne. Élu GR préféré des Français en 2018, il se marche en tronçons, à la journée comme sur plusieurs jours, en toute saison.
▲Un sentier chargé d'histoire
Le sentier a été créé en 1791 pour les patrouilles de douaniers, chargées d'empêcher la contrebande, d'où son nom. Ils vivaient dans les corps de garde et les tours de guet que l'on peut encore observer aujourd'hui.
En 1968, des randonneurs passionnés du Comité national des sentiers de grande randonnée ont remis ces chemins historiques sur le devant de la scène.
▲Le tracé et les chiffres
Le GR34 relie le Mont-Saint-Michel à Saint-Nazaire, en longeant tout le littoral breton, sur plus de 2 000 km. Selon les comptages, la longueur atteint environ 2 100 km.
À 20 km par jour, il faut environ 100 jours pour le parcourir en entier. Rares sont ceux qui l'enchaînent d'une traite : la plupart le fractionnent en sections.
Les Côtes-d'Armor concentrent à elles seules plus de 400 km, en grande majorité sur un sentier réservé aux randonneurs, entre les rives du Frémur et la vallée du Douron.
▲Les grands secteurs
Les topos de la FFRandonnée découpent le parcours en secteurs : la côte d'Émeraude, la côte de granit rose, les Abers, l'Iroise et Crozon, la pointe du Raz et les Montagnes Noires, le littoral et les îles du Morbihan, puis de la Vilaine à la Loire.
On y croise la baie du Mont-Saint-Michel, les caps Fréhel et d'Erquy, Fort-la-Latte, la baie de Saint-Brieuc, Paimpol et l'île de Bréhat, les Abers, la presqu'île de Crozon, la pointe du Raz, le golfe du Morbihan et la côte d'Amour en Loire-Atlantique.
▲Quelle difficulté
Le GR34 n'est pas très difficile, mais il demande de l'endurance. Les montées et descentes s'enchaînent, à chaque crique, et certaines étapes peuvent être longues dans les territoires pauvres en hébergement.
Le sentier traverse des plages de sable, des barres rocheuses et des chemins de landes : le terrain varie, et le vent est presque toujours de la partie.
▲Quand partir
Le GR34 se pratique partout et en toute saison. Le printemps et l'automne évitent la foule de l'été, tandis que l'hiver offre des ambiances plus sauvages, avec des journées courtes et une météo plus rude.
Sur les passages de plage ou de rochers, il faut consulter les horaires des marées avant de s'engager, pour ne pas se retrouver coincé par la mer montante.
▲Où dormir et comment s'organiser
Gîtes d'étape, chambres d'hôtes, campings et hôtels jalonnent le parcours : les hébergements sont plus denses sur les secteurs touristiques et plus rares sur les tronçons isolés. Des sites de planification et de réservation régionaux aident à composer ses étapes.
Les transports en commun desservent de nombreux points du littoral, ce qui permet de fractionner le parcours en boucles ou en allers-retours.
▲Choisir son tronçon
- Pour la mer sauvage : la côte de granit rose et les Abers, avec leurs rochers, leurs phares et leurs îlots.
- Pour les grands caps : le cap Fréhel et le cap d'Erquy en Côtes-d'Armor, la pointe du Raz et la presqu'île de Crozon dans le Finistère.
- Pour une escapade courte : la baie du Mont-Saint-Michel ou l'île de Bréhat, accessibles à la journée.
- Pour les îles et les rias : le golfe du Morbihan et ses multiples îles.
- Pour un tronçon calme : la partie entre la Vilaine et la Loire, moins fréquentée.
▲Équipement
Des chaussures de randonnée à semelle adhérente, une veste coupe-vent imperméable, une polaire, de l'eau et de quoi manger : le climat breton change vite. Prévoyez aussi une protection solaire, car le rayonnement reste présent malgré les nuages.
Des bâtons soulagent les genoux dans les descentes de criques, fréquentes sur ce parcours.
▲Sécurité
Les falaises sont instables : on reste sur le sentier balisé, loin du bord, surtout par vent fort. Les marées, les embruns et la pluie rendent certains passages glissants.
En cas d'accident, l'alerte se donne au 112. Le littoral capte le plus souvent le réseau, mais certaines criques encaissées restent en zone blanche.
▲Les erreurs à éviter
Ignorer les marées, sous-estimer la longueur des étapes dans les zones sans hébergement, partir en chaussures de ville ou avec un sac trop lourd sont les erreurs les plus fréquentes.
Le GR34 se prête à la modestie : mieux vaut multiplier les petites étapes qu'épuiser ses pieds dès le premier week-end.
▲Un littoral ouvert aux piétons
Le GR34 s'appuie sur la servitude de passage des piétons le long du littoral, qui a permis de maintenir un cheminement au plus près de la mer sur une grande partie de la côte. Il traverse des propriétés privées, des dunes protégées et des zones sensibles : on reste sur le tracé balisé.
Les oiseaux marins accompagnent le marcheur tout au long du chemin, des goélands aux fous de Bassan selon les secteurs.
▲Marcher à la journée, au week-end ou à la semaine
À 20 km par jour, un week-end représente environ 40 km, une semaine 140 km. Les topo-guides de la FFRandonnée décrivent chaque secteur, avec les hébergements et les transports pour organiser ses boucles ou ses allers-retours.
De nombreux marcheurs découpent le GR34 en boucles à partir d'un même hébergement, ce qui évite de porter tout le matériel.
▲Le phare, le port et la crique : ce qui rythme la marche
Le sentier passe de port en port et de crique en crique, avec des plages de sable fin, des barres rocheuses et des chemins bordés de landes et de bruyères. On croise phares, corps de garde et tours de guet, souvent restaurés.
Chaque secteur a sa personnalité : côtes sauvages du Finistère, sable et îlots du Morbihan, marais et corniches de la côte d'Amour en Loire-Atlantique.
Quelle est la longueur du GR34 ?
Plus de 2 000 km, du Mont-Saint-Michel à Saint-Nazaire, soit environ 100 jours de marche à 20 km par jour. La plupart des randonneurs le parcourent par tronçons.
Pourquoi l'appelle-t-on le sentier des douaniers ?
Parce qu'il a été créé en 1791 pour les patrouilles de douaniers chargées d'empêcher la contrebande. Il a été remis en valeur en 1968 par des randonneurs passionnés.
Le GR34 est-il difficile ?
Il n'est pas très difficile, mais il demande de l'endurance : les montées et descentes s'enchaînent et certaines étapes sont longues dans les zones pauvres en hébergement.
Quand faire le GR34 ?
Toute l'année. Le printemps et l'automne évitent la foule de l'été. Il faut consulter les marées avant de s'engager sur les passages de plage ou de rochers.
